26/06/2013

Mémorial

SAM_0952.JPGMémorial

Adieux à Charline Masset et Jean Weber

Nous sommes au regret de vous faire part du décès de notre amie Charline Masset. Elle était née en 1919 et, à la suite d'une hospitalisation, nous a quittés en juin 2013. Charline ne s'est pas longuement attardée parmi nous. Nous avons apprécié son caractère calme, paisible, discret et son grand amour pour les siens.

Jean Weber, notre batelier, né en août 1922 nous a aussi quittés en juin. Pour Jean, afin de renouer un peu avec son parcours, je vous suggère de relire l'interview qu'il nous avait accordée à l'époque de son entrée.

http://residencesainteanne.skynetblogs.be/weber-jean/

On renouve là avec sa belle histoire, l'aventure de sa péniche, le Votis, et on prend  cosncience de l'amour que Jean portait à son métier et de la grande nostalgie qu'il en vait gardé. Dans cet article, Jean nous présentait aussi sa nombreuse famille. Nous pensons à eux avec émotion après que Jean est parti pour une grande traversée en solitaire.

16:00 Écrit par animation sainte-anne dans Mémorial, Weber Jean | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2010

Jean Weber : LE VOTIS et la famille (Jean Weber, Batelier, suite)

Le petit dossier photographique ci-joint illustre l'article en page précédente : Jean Weber, Batelier

Transmis de père en fils, Le Votis, avec, à son bord, la Maman, Fernande, les deux enfants, Régine et Jean, le Papa, Albert. Le Votis deviendra le bateau de Jean.

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Premier bateau du père de Jean, "La Marie". A bord, on reconnaît les mêmes.

 

La descendance de Jean Weber

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De gauche à droite, Michel, Patrick, Christiane, Jean-Claude, Albert, Patricia, Bernard, Bernadette et Pucette

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Jean et son épouse Josiane

10:38 Écrit par animation sainte-anne dans Weber Jean | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2010

Jean WEBER, Batelier

Jean Weber, batelier

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Jean Weber est entré chez nous le 13 avril 2010. Il évoque pour nous sa vie professionnelle de batelier.

 

Le bateau sur lequel je travaillais s’appelait Le Votis. Il appartenait à mon père, batelier lui aussi. Nous transportions charbon, sable, bois, blé, gravier. Bon, il fallait prendre bien des précautions pour les marchandises périssables ou fragiles en raison des intempéries. On naviguait partout, là où il y avait de l’eau. J’ai fait l’école des bateliers à Namur, pour apprendre le métier, jusqu’à quatorze ans. Mon père avait débuté avec un bateau de bois, Le Marie, mais il a progressé, Le Votis était un bateau de fer, il pouvait contenir une charge de 300 tonnes. Sur le bateau de bois, il fallait goudronner toute la coque, au moins une fois l’an. C’était une exploitation familiale. Par exemple, on prenait un transport de charbon à Charleroi pour aller à Saverne en Alsace. On a chargé du blé sur la Marne. Quand mon père est décédé, j’ai repris le bateau. J’ai navigué sur la Sambre, la Meuse, l’Escaut, la Marne, le canal Albert, le canal de Bourgogne, la canal de la Marne au Rhin, le Rhin.  

Nous avons encore connu, lorsque j’étais très jeune, les chevaux qui hâlaient les péniches. Cette tâche s’est aussi effectuée avec des mulets. Mes parents ont connu ça.

Quand je me suis marié, je naviguais avec mon épouse, Josiane, et un ouvrier.

On a connu quelques coups durs, la glace, les accrocs. Dans la famille, tout le monde devait savoir piloter et tenir le gouvernail.

Nous avons eu, mon épouse et moi, neuf enfants, six garçons, trois filles. Elle aussi pilotait quand c’était nécessaire.

J’ai des enfants qui sont bateliers : Bernard, Jean-Claude, Bernadette, Patrick, Michel, Christian, Patricia, Chrsitiane, Albert. J’ai une sœur, elle s’appelle Régine, elle a aussi épousé un batelier. C’est normal, on reste entre bateliers.

L’eau, ça me manque, c’était mon élément. Une fois, je me souviens, j’ai trébuché, je suis passé par-dessus bord, j’avais 16 ou 17 ans, c’est mon père qui m’a repêché.

Question travail, on n’avait pas d’heures. C’était pratiquement un travail interrompu. C’était notre maison, on cuisinait, on se lavait, on dormait et surtout on travaillait. Le travail était lourd. Les vacances étaient plutôt rares. On réparait nous-mêmes, on faisait la mécanique. Parfois, à l’hiver, on était pris dans la glace. C’étaient des poêles à charbon qui chauffaient le bateau. Je ne quittais jamais le bateau. On logeait dans l’arrière, on avait des chambres, malgré tout, c’était spacieux. Les enfants allaient à l’Ecole des Bateliers, à Namur. En vacances, on allait à Hagondange, dans la Moselle, entre Thionville et Metz, on avait de la famille.

Quand on arrivait au port, on était attendu par le propriétaire de la marchandise. Parfois, ça pressait, parfois pas. On allait en Suisse, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Autriche, Hollande, France. Ensuite, on était contacté par les affréteurs et on reprenait une nouvelle charge.

J’ai travaillé jusqu’à l’âge de 67 ans.

On en parle, on se remet en mémoire le beau temps, le mauvais temps.

10:26 Écrit par animation sainte-anne dans Weber Jean | Lien permanent | Commentaires (0)