15/04/2010

Madère (fin) L Drugmand

Madère (fin) Lucien Drugmand

Nous entamons le dernier jour d'îliens avec un peu de nostalgie puisque nous quittons une île paradisiaque, exceptionnelle par sa diveristé ; les plages, les villas entourées de jardins multicolores, des routes sinueuses fleuries à souhait, longeant l'océan en corniche ou plongeant dans un paysage à la fois boisé et couvert de vignobles.

Au cours de cette dernière journée, nous flânons en faisant un peu de shopping. Nous avons quand même l'occasion de visiter le couvent de Santa Clara dans lequel nous découvrons le monument funéraire qui surplombe la tombe du découvreur de l'île, Zarco. Zarco a découvert cette île avec Tristao Vaz Teixeira. Ils étaient frères d'armes et écuyers de l'Infant Don Henrique du Portugal. Il ne faut pas oublier que ce sont eux qui ont ouvert la voie aux découvertes célèbres du monde. C'étaient en 1419 (Christophe Colomb, pensant découvrir la route des Indes, aborde sur la première île des Caraïbes en 1492). Nous remontons du centre ville vers le Savoy en vue de nous offrir un grand dîner au Grill room, restaurant de luxe situé au neuvième étage d'où nous découvrons les illuminations de Funchal, de l'océan (garni de yachts) et des villages de l'arrière-pays. Par après, et au même étage, nous nous rendons au "Galaxy", la boîte de nuit de l'hôtel où nous assistons à un spectacle folklorique et, avec les autres convives, nous prenons part à la soirée dansante organisée par l'hôtel. Il était temps, raisonnablement, de regagner nos chambres car le lendemain, nous devions, dès 4h00 du matin, regagner l'aéroport pour rallier notre pays.

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10:50 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

14/04/2010

Madère : fin du tour de l'île - L. Drugmand

Madère (suite 2)

 

le travail de l'osier à Camacha

Machico

Le taxi nous conduit le long de la côte, cap à l'est. La route est excellente, toujours bordée de fleurs (hortensias, fuchsias) et nous arrivons en vue du phare qui sépare la côte africaine de Madère. La nature est très sauvage par sa végétation mi-tropicale. Nous descendons la côte ouest pour arriver à Machico, une station très estivale à l'abri des vents de l'océan. On y voit notamment un complexe touristique de construction récente. Par la suite, nous entrons dans l'intérieur de l'île et parvenons à Camacha. C'est l'ancienne capitale de l'île et de l'osier. En effet, dans toutes les rues, les habitants tressent l'osier et le saule pour confectionner des paniers, des sacs, des chaises, des fauteuils, des cache-pot, etc. Bref, une foule d'objets connus dans le monde entier.

Les traîneaux en osier de Monte à Funchal

De là, nous regagnons Funchal après cette journée mémorable. Après une journée de "repos", nous avons repris un taxi qui nous a conduits à Terreiro da Luta (900 m d'altitude) d'où nous apercevons une vue magnifique sur Funchal et admirons le monument de Zarco. Nous descendons à pied sous une voûte de pins parasols et d'eucalyptus pour parvenir au Monte (550 m) d'où nous admirons un parc superbe par la variété des fleurs que nous y observons. Du Monte nous accédons au parking des traîneaux et nous montons dans un "engin" en osier orienté de gauche et de droite par un guide et nous dévalons vers Funchal à toute vitesse sur une route pavée de galets arrondis par la force des marées. Après quoi nous invitons nos guides à venir prendre l'apéro. L'après-midi, nous la consacrons à la visite de la maison du tourisme ainsi qu'à la halle aux poissons.

 

Mémorial de Zarco

11:02 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

13/04/2010

Lucien Drugmand : Madère (suite)

Madère (suite)

L'île de Madère n'est pas appelée la perle de l'Atlantique en vain. Avant de poursuivre l'excursion autour de l'île, je désire insister sur ses particularités. L'île, étant à l'origine volcanique et située dans l'Atlantique à l'ouest des côtes africaines, est arrosée à certains moments par les nuages venant des Açores. Les habitants ont été forcés de construire environ 30.000 km de "levadas", petits canaux qui servent à alimenter une multitude d'étages qui permettent la culture des fruits, des fleurs, de la canne à sucre, des vignobles et abreuvoirs pour le bétail. Les "levadas" servent aussi à apporter la fraîcheur à la végétation semi-tropicale. Parmi les fleurs, signalons la présence de nombreux estrelizias (la fleur perroquet). Sur une même fleur, on voit du vert, du bleu, de l'orange.

Enfin, un mot sur le coq de Barcelos, un coq très amusant et qui est pourtant le symbole de la justice. Il est en terre cuite, peint de couleurs vives, sa crête est écarlate, ses ailes bigarrées et il proclame le triomphe du bien sur le mal. Son origine se perd dans la nuit des temps. Un jeune homme avait été condamné à la potence. Il invoquait Notre Dame et saint Jacques. Il attendait un miracle. Ses juges lui accordèrent une ultime audience lors d'un diner. Il déclara : "Si je dis la vérité, ce coq qui est dans le plat va se lever et se mettre à chanter". A la stupeur générale, la volaille, les ailes encore couvertes de légumes, se dressa et se mit à pousser un vibrant cocorico. Le jeune homme rappela ainsi que les jugements peuvent être injustes. On éleva un monument de pierre à Barcelinhos. Par la suite, ce témoignage fut transféré au musée archéologique de Barcelos. 

11:20 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

Interview du nouveau Président du Conseil Lucien Drugmand

Interview de Lucien Drugmand, nouveau Président du Conseil des résidants

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Quelle impression produit sur vous le verdict des urnes, le véritable plébiscite ?

Je me réjouis du résultat du vote en ma faveur, étant donné que la majorité des votants des deux étages sont des femmes. J'associe au succès celui de la vice-présidente, madame Marie-Thérèse Herbiet. Je remercie toutes les personnes qui ont exprimé un vote en ma faveur mais je tiens à préciser que je serai le président de tous les résidants. J'ose espérer qu'en présentant certaines doléances, la plupart des votants et leurs proches garderont le sentiment que mon désir est de servir et soutenir leurs desiderata.

Comment comptez-vous exercer votre mandat ? 

Dès à présent je ne me conduirai pas en délégué syndical mais, au contraire je compte agir en homme de consensus, c'est-à-dire que je chercherai à concilier les différentes exigences exprimées en face des règles existantes : le règlement d'ordre intérieur et les exigences de la Région Wallonne.

Avez-vous l'intention d'innover, de créer de nouvelles structures, des rencontres  entre résidants ?

Non, je n'ai pas l'intention d'innover mais plutôt de prendre l'avis des résidantes et des résidants et/ou de leurs proches. A cet effet, j'espère consulter une fois par trimestre (et avant le Conseil prévu) en vue de soumettre les décisions prises en réunion. En résumé, je compte respecter les avis et desiderata de notre communauté.

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07/04/2010

Madère - L. Drugmand

Madère - Lucien Drugmand

Funchal

La ville de Funchal s'étage en forme d'amphithéâtre autour de la baie. Le décor montagneux est absolument magnifique.

Quinta das Cruzes (le domaine des croix)

La Quinta das Cruzes (le domaine des croix) était la résidence de Zarco. La maison a été transformée en musée et on y trouve des pièces remarquables : faïences, porcelaines, une sculpture flamande représentantant l'adoration des mages.

Dans le hall de l'hôtel Savoy un taximan nous repère et nous offre pour le même prix que le tour de l'île en car différentes excursions. Dès le lendemain, nous sommes partis en Mercédès par la route côtière qui s'élève vers les rochers de la cité Camara de Lobos. D'un point de vue, nous admirons le village des pêcheurs qui ne chassent plus les lions de mer. Le nom du village a tiré son nom de la présence de ces énormes pinnipèdes. Nous poursuivons notre route jusqu'à Ribeira Brava d'où nous contemplons toute la côte rocheuse. Nous quittons la côte pour faire l'ascension du versant sud de la crête et parvenir à la Poussada. Et, d'un point de vue, nous admirons l'un des plus beaux paysages de l'île formé par un ancien et immense cratère boisé enjolivé par une cinquantaine de petites maisons peintes en blanc. Spectacle magnifique. Nous sommes déjà à mille mètres d'altitude et redescendons vers la côte nord de l'île à Sao Vicente. C'est là que nous dégustons un barbecue géant arrosé d'un bon verre de madère frais. Après le repas, nous filons sur l'extrémité ouest de l'île à Porto Moniz. Dès notre sortie de la voiture, nous sommes fouettés par le vent du large et sommes impressionnés par les vagues sauvages qui arrosent et s'écrasent sur les nombreux récifs qui bordent la côte. Jadis, on pêchait ici la baleine.

Porto Moniz

Ayant perdu un peu de temps, nous filons à toute vitesse par la route côtière et parvenons à Santana, petite ville un peu retirée de la côte est de l'île. Sa particularité : de nombreuses petites maisons dont le toit de chaume descend jusqu'au sol. 

 

Les maisonnettes de Santana  

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01/04/2010

Les Canaries (2) - L. Drugmand

Les Canaries (2) - L. Drugmand

(dans cet épisode, les propos sont recueillis par Audrey Genon, stagiaire du service)

Nous quittons l'île de Ténériffe à caractère paradisiaque pour nous rendre, par avion, à l'île portugaise de Madère. On peut dire que c'est la perle de l'océan atlantique. Nous débarquons à Funchal d'où un taxi nous amène à l'hôtel Savoy.

Le climat y est perpétuellement printanier, c'est d'ailleurs le jardin de l'Europe. On y amène toutes les essences africaines afin de pouvoir les transplanter sur l'Europe. C'est en 1419 que JOAO ZARCO découvrit l'île. Signalons que Christophe Colomb, vers 1478, aborda l'île et épousa la fille du gourverneur. L'île doit son renom à sa situation dans l'océan et surtout au fait que tous les navires anglais (commerces et escadres de la flotte) y faisaient escale sur la route des Indes. En raison de sa situation et de la proximité des Canaries l'île devint un site touristique de premier plan. A l'origine, l'île était complètement boisée et les premiers colons incendièrent les forêts de pinèdes. Ce qui permit par après les cultures de cannes à sucre, vignes et bananes. Chacun sait que la grande spécialité de l'île est le vin. Un vin parfumé et capiteux. La capitale est Funchal qui s'étage en forme d'amphithéâtre dans la baie et aussi dans un magnifique décor montagneux.

Pico do Jorge

Le point culminant de l'île s"élève à 1692 mètres au centre de l'île, c'est le Pico do Jorge. A l'intérieur de la cathédrale se trouvent une grille de fer forgé qui forme la croix des croisades et un plafond entièrement de bois de cèdre ouvragé et d'inspiration andalouse (motifs géométriques) et le clocher se termine par une pyramide de tuiles multicolores.

 

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30/03/2010

Les Canaries (Ténériffe et Madère)

Les Canaries - Lucien Drugmand

C'est à la fin d'un diner familial que nous avons discuté afin de trouver un endroit de vacances pour 1976. Et il fut décidé, avec mon cousin et son épouse, de prendre l'avion et de séjourner une semaine à Ténériffe et une deuxième à Madère. Nous avons débarqué, venant de Bruxelles et prenant un vol de Lisbonne, à Santa de la Cruz sur l'île de Ténériffe qui est la plus célèbre île des Canaries. Un car de l'hôtel nous attendait et nous a amenés au "Ténériffe Playa", situé sur la route qui borde l'océan. Ce qui nous étonne le plus, c'est de constater que les plages sont en sable noir. L'île est dominée par la masse impressionnante du Teide qui culmine à 3.720 mètres. Au centre de l'île s'étale le cratère plat de Las Cañadas. Il est rempli de pierres de lave de couleur noire et lissées par les vents. Il s'étend sur 18 km de diamètre, il ressemble à un désert de pierres et il n'est pas totalement éteint, on voit par moments des petites fumerolles à différents endroits.

Le volcan Teide

Le lendemain, nous parcourons le boulevard côtier afin de prendre nos repères et nous rendre à l'office du tourisme pour effectuer des excursions. C'est ainsi que nous nous sommes rendus sur la côte nord de l'île afin de visiter à Icod un magnifique jardin de fleurs exotiques au milieu duquel se dresse un dragonnier géant.

Le dragonnier géant d'Icod

Nous retournons vers l'hôtel en parcourant la vallée d'Orotova. Nous nous trouvons au milieu de cultures, de vergers, de bananeraies, bref un magnifique jardin, un des plus fertiles au monde. La Orotova est une des plus riches villes de l'île, avec ses vieilles demeures seigneuriales croulant au mileu de fleurs et de frondaisons.

La Orotova

Le jour suivant, nous avons loué une petite voiture pour nous rendre aux Quintas, ces jardins superbes qui entourent des villas paradisiaques. Ils foisonnent de fleurs et de plantes aux origines tropicales. Le lendemain, nous nous sommes rendus par le bord de mer au parc de Loro. C'est une vaste propriété, un jardin d'acclimatation où l'on a l'occasion d'approcher des hérons, des paons, des flamants roses, des ibis. Dans une salle aménagée, un dresseur de perroquets nous permet d'admirer les performances de ces oiseaux.  

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