22/07/2010

Décès de notre résidante Huguette Evrard

Ce mardi matin, nous avons appris le décès inopiné de notre résidante Huguette Evrard, récemment hospitalisée à Saint-Vincent. Imprévisible, cette nouvelle a surpris et ému notre communauté. Huguette Evrard était une femme discrète, retirée dans le douillet espace de sa chambre. Elle en sortait fort peu. Courtoise et amène, elle recevait ses visiteurs avec beaucoup d'égards et de gentillesse. Elle aimait la couture et le tricot qu'elle pratiquait avec talent et dextérité. Elle mettait volontiers, à l'occasion des fêtes, son talent au service de la communauté. C'est ainsi que pour notre tombola, elle a tricoté quelques lots sous la forme de plaids. Née en 1923, Huguette Evrard était entrée à la Résidence le 13 juillet 2009. Nous présentons à Joëlle, notre infirmière en chef, et à tous les membres de sa famille, des marques de sympathie émues et de fervents témoignages de soutien. Nous saluons avec respect son bel attachement filial et toutes les marques d'affection dont elle a entouré sa maman.

La photographie que nous reproduisons a été prise en avril 2010 lors de la célébration des anniversaires. Les illustrations dont nous entourons notre résidante sont des oeuvres d'art  de Martin, Millet, Morisot, représentant tricoteuses et couturières à l'oeuvre.

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02/07/2010

Décès de notre amie Christiane DUPONT


CHRISTIANE S'EN VA

Notre peine est immense.

La seule chose qui me console un peu, c'est d'avoir tant de chagrin. (Robert de Flers).

Pour notre amie, pour entourer chaleureusement son image et afin que l'iconographie lui ressemble, nous recueillons des symboles de vie, de joie et de lumière.

   

Copie de SL707441
 

  

 

Christiane nous quitte

Immense chagrin : La source s’est tarie du lait de la tendresse humaine

 

 

 

Tout s’est passé trop vite. Une douleur subite, un samedi soir, il y a six jours. Une hospitalisation et déjà le départ s’annonce. Il est hélas effectif le 1er juillet 2010.  Ce décès marque profondément la résidence. Il aura fallu peu de temps à Christiane Dupont pour faire autour d’elle une sorte d’unanimité réjouie. Elle est entrée à la résidence le 20 janvier 2010. Six mois parmi nous et nous voilà inconsolables. Oui, ce départ a quelque chose de déchirant. Oui, nous sommes affectés. Cette compagnie nous plaisait, nous ne la pensions pas menacée.

 

Sa belle nature, pour paraphraser Shakespeare, était pleine du lait de la tendresse humaine. Un être aussi résolument positif, altruiste, charmant, doux, plein de tact et touchant se rencontre très rarement et il faut regarder comme une chance d’avoir rencontré cette femme qui, par la générosité et la bonté de sa nature, a semé un peu de joie de vivre dans nos murs. Elle aura allumé une petite lumière qui a valeur d’exemple.  Christiane possédait un petit quelque chose qui était à la fois apaisant et exaltant.

Elle était quotidiennement des nôtres, c’était une fidèle, en compagnie de son vieil ami Jean, des activités de l’après-midi.

 

Mille petits détails constituent la belle œuvre de Christiane : son immense délicatesse, son permanent souci de l’autre, son empressement vers lui, son visage merveilleusement expressif, ouvert et confiant, son œil bleu qui a l’air d’un petit vitrail céleste, son joli rire placé, comme par coquetterie, sous la sourdine de sa main, sa belle et chaleureuse voix, son entrain, sa vitalité enthousiaste.

Pourtant, les accablements de l’âge, les problèmes de santé n’avaient pas épargné notre amie. Mais par l’effet de je ne sais trop quelles inépuisables ressources, elle offrait à la vie un visage souriant et plaisant. Christiane portait une sorte de grâce, un petit supplément d’âme. Sans aucun tapage, sans le vouloir même sans doute, Christiane nous rappelle que nous avons bien des choses à apprendre de nos résidants et d’elle, la patience, la tolérance, la dignité, la compassion, l’ouverture d’esprit, la qualité d’une présence : un art d’être au monde dans la compagnie des autres. Et, épisodiquement, alors que l’on ne s’y attendait pas, elle légendait un épisode de vie avec un proverbe ou une citation de tournure assez rabelaisienne. Dans sa bouche, la formule sonnait encore comme un grelot de muguet.

 

Si l’on s’en réfère à l’œuvre de Brassens, Christiane faisait une sorte d’inédite Auvergnate, elle donnait aussi à penser à la Jeanne du Sétois. Où qu’elle fût, elle tendait la main.

 

J’ai vécu comme un bouleversement la découverte de Christiane sur son lit d’hôpital. Le vendredi, elle est rayonnante, le lundi, elle est presque absente déjà. Il n’est peut-être pas inutile de dire que nous sommes affectés, que la douleur de nos résidants peut profondément nous remuer. Pas inutile, par moments, de rappeler que nous ne sommes pas des techniciens indifférents. Il est bien normal que ce soit à l’occasion du départ de Christiane que cet aveu trouve place dans notre revue. Dans un superbe effet d’écho, l’humanité répond à l’humanité et l’attendrissement appelle l’attendrissement. Christiane récolte ce qu’elle a semé.

 

Quand, avec les résidants, avec les collègues, les stagiaires, on évoque Christiane, les mêmes mots reviennent : gentillesse, délicatesse, bonté, sourire. Ils paraîtront anodins ou convenus à certains. C’est sans gravité. Mais j’ai aussi noté ceci que, lorsqu’on évoque Christiane, le visage de l’interlocuteur s’éclaire aussitôt, comme si une petite contagion solaire opérait. Oui, nous l’avons bien aimée, toutes et tous, je crois. Elle est passée, deux saisons, six mois, pas plus. Son exemple nous montre peut-être que, pour imprimer une empreinte durable, certains duvets valent le burin. Et Christiane, c’était un tout pur duvet. Il restait de l’oisillon en elle. Le reste formait un bel et vieil oiseau que l’on ne pensait pas perdre de sitôt. Il faut célébrer Christiane comme une aubaine, comme une belle rencontre. Christiane était particulièrement aimable, c’est-à-dire digne d’être aimée.

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22/06/2010

Décès de Camille Defrance

Couleurs en berne

Décès de notre artiste peintre : Camille Defrance est morte.

Ce samedi 19 juin 2010, notre amie Camille Defrance s'est éteinte. Elle était née le 7 janvier 1924. Une partie de son oeuvre (une série de 39 gouaches) décore les couloirs et les paliers des premier et deuxième étages de la résidence. Femme cultivée, raffinée, spirituelle, fumeuse invétérée, artiste minutieux et patient, d'un caractère ferme et profond, subtil, ténébreux, douloureux et empreint d'une remarquable qualité d'humour, Camille Defrance était une personnalité tout à la fois très singulière et très attachante.  Nos revues et notre blog ont célébré son talent et sa tournure d'esprit. Je vous invite à retrouver quelques-unes de ses réflexions, quelques extraits de ses récits dans l'espace que nous lui avons consacré sur ce blog dans la catégorie exposition. Ce départ, même s'il répond au désir de camille, nous est la cause d'une immense peine. Nous lui consacrerons un hommage dans le numéro de juin du Petit Messager. Nous plaçons, en guise d'iconographie, l'artiste au coeur d'une brève rétrospective de sa création.

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Pour notre part, en guise d'hommage et de message d'affection, nous recueillons devant elle quelques fleurs de Pierre-Joseph Redouté, ce "Raphaël des fleurs" qu'elle aimait tant.

     

13:33 Écrit par animation sainte-anne dans Mémorial | Lien permanent | Commentaires (0)

14/06/2010

Décès Marie HAULIN

   

 

Notre petite Marie a fermé son parapluie

 

Ce dimanche 13 juin, vers 19.30, notre amie Marie Haulin est décédée. Née le 15 août 1921, elle était entrée à la Résidence le 3 mars 2008. Marie, la petite Mariouchka (sa petite taille lui avait valu ce délicat surnom), était une femme très positive, souriante, au phrasé ornementé d'une pointe d'accent bruxellaire. Elle avait aussi une tournure d'esprit particulière, plaisante et taquine. Il émanait d'elle une grande chaleur humaine et une agréable bienveillance.  Marie était très estimée au sein de la Résidence. Sa gentillesse, son sourire, son ouverture d'esprit, son goût pour la conversation, la rencontre, sa grande sociabilité, l'intérêt qu'elle portait spontanément aux autres avaient fait d'elle une personnalité originale très appréciée. Marie était une habituée de nos activités de l'après-midi. Une grande estime, une complicité, une tendresse nous liaient. Pour ne pas effaroucher notre vieille amie à l'instant de son départ, nous l'entourons de petits oiseaux. Et de petites marques d'affection.

 

      

 

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26/05/2010

Mémorial : Marie-Louise Hontoir

Marie-Louise Hontoir est décédée ce mardi 25 mai 2010

  

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C'est une bien triste nouvelle. Notre vieille amie Marie-Louise s'est éteinte ce mardi 25 mai 2010. Je cherchais quelques souvenirs d'elle et j'ai relu ce matin ses belles contributions à notre projet littéraire et intergénérationnel "Neiges d'Antan et d'Aujourd'hui". On y sent une grande sensibilité ("le souvenir obsédant de mon enfance, c'est l'absence de mes parents"), une délicatesse d'âme ("j'ai trois petits-enfants, des fillettes. Camille, Noémie, Lucie. des jolis prénoms qui riment en i. L'avenir, l'espoir, ce sont elles. J'espère qu'elles seront protégées de la misère du monde"), une grande vaillance au labeur ("j'ai beaucoup, beaucoup travaillé, je comprends que mon corps soit usé"). Il faut relire cet ouvrage, plein d'enseignements et de témoignages poignants. Le portrait de Marie-Louise y est joliment tracé et très émouvant.

Mille choses me viennent à l'esprit. Marie-Louise a été élevée par sa tante Eugénie. Les parents de Marie-Louise étaient, comme elle disait, "en service" : " Maman était femme de chambre et mon père était chauffeur". Sa maman venait la voir le dimanche, son seul jour de congé. Marie-Louise raconte : "Elle m'entendait, disait-elle, appeler à plus d'un kilomètre de distance. Et c'est vrai, je la réclamais !".

Il faut le dire, Marie-Louise racontait merveilleusement. Je voudrais lui laisser encore un petit espace pour évoquer l'exode : "Nous avons évacué en 40, tante Eugénie vivait encore. Nous sommes partis avec mes parents et les patrons de mes parents. Nous sommes partis à Arcachon, je n'étais jamais partie aussi loin , et depuis lors je n'ai plus jamais entrepris un aussi long voyage. A Arcachon, près de Bordeaux, il y avait les bassins d'élevage des huîtres et les dunes du Pilat, les plus hautes de France". Mais encore ce souvenir de guerre qui se double d'un heureux souvenir conjugal : "Entre 41 et 42, les Allemands voulaient des jeunes filles pour le travail obligatoire en Allemagne. Pour éviter que je sois emmenée en Allemagne, Arthur et moi avons décidé de nous marier. Je n'ai jamais regretté cette décision, nous avons vécu cinquante années ensemble jusqu'en 93. J'ai beaucoup pleuré quand je me suis retrouvée seule".

Marie-Louise était une femme aimable, bienveillante, affectueuse. C'était une adepte inconditionnelle de nos activités où elle révélait une très solide culture générale et une orthographe pratiquement infaillible. Oui, c'était une fierté pour elle cette belle orthographe jamais prise en défaut. Nous avions avec elle, Dominique et moi, une sorte de vieille complicité faite de confiance et de sympathie et nous la tenions en profonde estime. Oui, nous avions pour elle une grande amitié qu'elle nous rendait bien et son décès nous affecte. Née en août 1920, elle était entrée à la résidence le 27 juin 2003.

Pour entourer la photo de cette travailleuse acharnée qui s'est épuisée à la tâche, nous avons eu à coeur de faire le choix d'ornements légers, de parfums et de sonorités délicates. Mais aussi, nous lui offrons la dune du Pilat et les bassins d'Arcachon.

   

Arcachon

  

La dune du Pilat

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28/04/2010

Virginie Vandurme

Virgine Vandurme est décédée cette nuit

Pour elle, pour faciliter son envol, pour agrémenter son voyage, des fleurs des champs, des oiseaux, des lacs, des arbres, des fruits.

   

Copie de SL707739

  

Virginie Vandurme, arrivée chez nous en toute fin de vie, est décédée vers 23.30 ce mardi 27 avril. Nous n'avons pas eu le temps de faire sa connaissance. On nous a parlé de l’immense courage, de la grande vaillance de cette femme dont la vie a été traversée par la tragédie (elle a perdu ses deux filles). Elle avait un puissant sens de la famille et vivait entourée de la très chaleureuse affection de ses petits-enfants. Un grand amour, une grande ferveur les liait à elle. Nous adressons à notre ami et collègue Laurent, son petit-fils, un signe de profonde sympathie. 

12:24 Écrit par animation sainte-anne dans Mémorial | Lien permanent | Commentaires (0)

12/04/2010

Andrée Meunier

Ce 11 avril, Andrée Meunier est décédée. Elle était née le 28 février 1920 et entrée à la résidence le 13 janvier 2010. Andrée Meunier, bien qu'elle n'ait pas longtemps vécu chez nous, s'était bien intégrée et assistait quelquefois aux activités du service.

   

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