24/11/2009

Les voyages de Lucien Drugmand - Le Valais (3)

Les voyages de Lucien Drugmand - Le Valais (3)

Après l'excursion mémorable au Cervin, nous partons aujourd'hui nous promener dans la montagne en face du massif Cervin-mont Rose. Au départ, nous assistons au chargement des ânées (sacs postaux, nourritures) qui s'en vont vers les hameaux et les chalets isolés. Au cours de la promenade parmi les mazots, Marie-Luce et Marc se mettent à chercher des souches de sapin et nous en déterrons deux que nous conservons à titre de souvenirs. En Suisse, dans le Valais, les souches ont des racines particulières : les racines sont plates et d'une vingtaine de centimètres de surface, ce qui leur donne un cachet particulier qui a suscité notre intérêt. Aujourd'hui, (nous les avons enduites d'un verni mat), nous les possédons toujours et elles ornent notre mobilier.

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Les quelques ânes de l'administration postale nous ont largement dépassés et nous en profitons pour déguster notre pique-nique dans la montagne. Entre des troncs de pins, nous admirons le paysage sublime des Alpes et revoyons à cette hauteur le Cervin, le mont Rose et le groupe des Mischabels. Un gardien de chèvres vient nous rendre une petite visite, tout étonné de nous voir à cette altitude et nous offre du pain suisse et du fromage de chèvres que nous mangeons avec appétit. Il nous offre aussi de l'eau fraîche. Nous passons ainsi une magnifique journée pédestre. Nous entamons la descente vers notre chalet en restant très attentifs en raison de la sévérité de la pente. Très vite les "ânes postiers" nous dépassent à nouveau, ils sont très adroits et rapides, ils connaissent le chemin par coeur, ils sont avides de retrouver les habitudes de la vallée de la Saas. 

Quant à nous, nous retiendrons le silence, la sérénité alpine et le calme de la montagne.

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11:28 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

23/11/2009

Lucien DRUGMAND dans le Valais

Les voyages de Lucien Drugmand

Le Valais (2)

Peu après, nous prenons le téléférique qui mène à la station supérieure. Ceci nous donne l'occasion d'admirer le glacier durant le dîner que nous prenons sur la terrasse découverte d'un mini-restaurant de montagne. L'après-dîner est consacré à une promenade au milieu des mazots et des troupeaux de vaches. La vache maîtresse porte un large collier rouge auquel est suspendue la grosse cloche légendaire.

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Peu après, nous reprenons le téléférique pour redescendre à Saas-Fee et de là notre promenade vers Saas-Grund. Nous logions au pied des aiguilles des Mischabels avec le Dom qui culmine à 4.545 mètres.

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Les Mischabels

Quelques jours plus tard, nous décidons de partir à Zermatt à l'assaut (visuel) du Cervin. Pour ce faire, nous descendons en voiture jusqu'à la gare Saint-Nicolas (dix kilomètres avant Vièges) et à partir de cette station, nous partons vers Zermatt à bord d'un train à voie étroite.

Cervin

Le Cervin

Gornergratbahn

La voie de la Gornergrat

Après avoir admiré la nature alpestre où nous voyons des troupeaux de mouflons et de chamois, nous arrivons en gare de Zermatt, à une altitude de 1.600 mètres. Sur le parking de la gare, nous restons ébahis devant six à sept diligences et minibus multicolores portant l'adresse de l'hôtel auquel ils sont destinés. Très curieux à voir. Après ce petit arrêt, de la gare partent des funiculaires qui conduisent les touristes, en un trajet d'une demi-heure, sur une plate-forme terminus. L'endroit a pris nom de Gornergrat. La ligne fait 9.3 km avec une pente maximum de 20% et aboutit au Gornergrat à 3089 mètres. C'est là que nous prenons notre pique-nique et, par la suite, à l'aide d'une carte des Alpes, nous repérons assurément le Cervin ( 4.500 mètres) et le mont Rose, point culminant des Alpes suisses (4.634 mètres). Nous sommes entourés de pics neigeux d'une altitude de près de 4.000 mètres. Cette vision restera inoubliable parmi tous nos voyages. Nous n'étions jamais montés aussi haut. Nous profitons largement des panoramas que nous avons la joie de contempler et l'après-midi s'écoulant malgré tout nous retournons vers la satation du train à crémaillère. 

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Le mont Rose
  

11:36 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

20/11/2009

Lucien Drugmand - La Suisse - Le Valais

Lucien Drugmand dans le Valais (1)

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Nous quittons le pays des Rhétiens et la vallée de l'Inn pour le Valais où nous découvrirons les plus hauts sommets des Alpes (en dehors du mont Blanc). Nous sommes en 1964. (N.B. La Rhétie est une contrée de l'Helvétie regroupant Grisons, Tyrol, nord de la Lombardie). 

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Saas Grund

Partis en voiture, nous filons sur Strasbourg et retrouvons les autoroutes pour nous amener rapidement par Bâle, Zurich, Martigny, où nous trouvons le Rhône que nous remontons jusqu'à Vièges après être passés à Sion. C'est ici que nous commençons le vrai voyage dans les Alpes valaisannes. Notre appartement est situé à Saas-Grund, petit village de la vallée de la Saas que nous avons remontée jusqu'au pied du massif alpin. Curieux petit village, peu populeux, mais on y trouve une épicerie digne d'un supermarché, la poste, un bureau de banque et un parking où l'on ne voit que de mulets attelés. Ces mulets sont destinés à remonter par les pistes chargés du courrier et de denrées alimentaires pour le ravitaillement des isolés des hameaux.

Le lendemain, notre première préoccupation est de monter à pied, sac au dos, à la magnifique station de ski de Saas-Fee. C'est aussi l'extension du village de Saas-Grund. Cette promenade à flanc de montagne est jalonnée des quatorze chapelles du chemin de croix. Ce sont des chapelles en pierre, garnies d'un crépi, à l'intérieur desquelles on trouve des personnages de plâtre peints qui représentent les scènes de la Passion du Christ. On arrive à un immense parking construit sur un plan plat et, de ce fait, le village de Saas-Fee est entièrement piétonnier. La rue principale est construite sur le sommet d'une moraine. On visite une église en style ultramoderne construite en bois. Le dimanche, après la messe, on aperçoit plusieurs dizaines de personnes d'un certain âge qui ont revêtu la toilette propre à la vallée, c'est-à-dire des châles distinctifs, faits main et colorés. On reste émerveillé devant le panorama. 

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Saas-Fee
 

11:37 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

19/11/2009

Lucien Drugmand - La Suisse des Grisons (2)

La Suisse des Grisons (2) - Lucien Drugmand

Un souvenir me revient avant de reprendre le cours du récit. A Saint-Moritz, il subsiste un monument célèbre situé sur les hauteurs, il s'agit de la première église, depuis longtemps désaffectée, dont on peut admirer le clocher quadrangulaire et qui a la particularité d'être penché, il est souvent photographie par les touristes.

Nous nous dirigeons vers Maloya, le long de l'Inn qui traverse les lacs déjà cités. Sac au dos, nous débarquons du car postal.

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Le car postal suisse (autobus de montagne)

Le car postal est électrique, il a quatre freins. Nous amorçons la montée vers le glacier du Fextal, nous traversons cette première partie du parcours dans un magnifique sous-bois parsemé de différentes espèces de sapins pour arriver au milieu des alpages. Ceux-ci sont garnis d'une multitude de petits rhododendrons rouges et peu après nous nous installons pour le dîner alpin. Le soleil flamboyant est de la partie et tout à coup nous entendons le son d'un grelot et découvrons un troupeau de chèvres accompagné de son chevrier. Il nous adresse des signes amicaux. Malgré mes connaissances rudimentaires en allemand, nous parvenons à nous faire comprendre. Derrière lui, un abri de montagne où il confectionne le fromage, il habite cet abri deux mois par an car il reste avec son troupeau. Il a l'amabilité de nous offrir du fromage et remplit nos gourdes d'eau de source. Il nous fait comprendre que nous n'arriverons jamais au glacier, la distance étant trop importante. Il nous reste à regarder les mazots (entrepôts de foin). Le mazot est conçu sur la même structure qu'un chalet. Compte tenu des informations du chevrier et vu l'heure, nous décidons de descendre dans la vallée en suivant un petit torrent qui sautille de pierre en pierre et toujours parmi les rhodendrons. La vallée est reconnue pour ses fleurs et notamment les edelweiss. Cette descente ne comporte pas de sentier balisé, nous avons le ruisseau comme repère pour parvenir à la vallée. Nous regagnons le village de Sils pour attendre le car postal du retour.

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Un mazot

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Edelweiss

Pour satisfaire les philosophes, il faut savoir que le grand Nietzsche, immense philosphe allemand, avait acheté une petite maison à Sils pour y passer ses vacances d'été. Ainsi se termine l'excursion du jour.

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La maison de Nietzsche à Sils

Nietzsche

Friedrich Nietzsche

11:24 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

16/11/2009

Les voyages de Lucien Drugmand - La Suisse

LA SUISSE DES GRISONS (1)

Aujourd'hui, nous mettons le cap sur les Alpes grisonnes. Le voyage s'est effectué en train en 1962. C'est le premier voyage que nous avons effectué en famille, avec les deux enfants, Marie-Luce et Marc. Après avoir traversé ma Suisse d'ouest en est, nous sommes arrivés près des premeirs contreforts des Alpes. Bien que nous soyons en août, nous admirons les neiges sur les montagnes. Nous longeons le Wallensee, un très long lac, une quinzaine de kilomètres, ce qui nous donne l'occasion d'admirer les sept rochers dentelés du Churfirsten (2.280 m). Nous passons sur le Rhin à Bad-Ragaz et nous le longeons jusqu'à Coire (587 m), capitale des Grisons.

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Les Gorges de la Via Mala

Nous quittons le train belge pour prendre le train suisse (les voies suisses sont plus étroites) et c'est ainsi que nous allons parcourir la plus belle partie du voyage. A Reichenau, petite ville située sur une sorte de petite île montueuse sur le Rhin, nous contemplons la jonction des deux Rhins (le Rhin antérieur et le Rhin postérieur) et nous montons par une grande courbe au milieu de laquelle on voit un château-fort du Xe siècle. A Thusis, nous jetons le dernier regard sur le Rhin et sur les gorges de la Via Mala où se situe l'action du célèbre roman éponyme de John Knittel. Nous sommes déjà à 700 mètres d'altitude. Les voies sont étroites puisque les pentes sont raides. Nous commençons à bord du train la montée de l'Albula (c'est un torrent tumultueux), voyage qui nous mènera à 1800 mètres d'altitude en traversant quarante tunnels percés dans le rocher (excusez-du peu) et de nombreux ponts.

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La voie de l'Albula

Nous arrivons au bout de la vallée de l'Albula et débouchons dans la vallée de l'Inn. Très bientôt nous arrivons à la gare de Saint-Moritz. Des cars postaux nous attendent dont la corne sonore envoie trois notes pour signaler leur présence. Installés au Sthalbad (hôtel de Saint-Moritz-bains), près du lac du même nom, nous sommes déjà avides de trouver la neige alors que nous sommes au mois d'août. Dès le lendemain, nous allons à la gare prendre le train de montagne et nous débarquons, après avoir admiré les neiges éternelles, à la gare de Morterasch. Nous regardons le splendide panorama (la Bernina) ainsi qu'une mer de glace sur laquelle évoluent des randonneurs équipés et des skieurs chevronnés. Nous pique-niquons et partons pour une promenade à mi-hauteur du massif. Après avoir admiré les premiers panoramas neigeux, nous revenons vers la gare de Morterasch située au pied de la mer de glace de Diavolezza dont les fontes forment un torrent tumultueux qui se jette dans l'Inn.

 

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Saint-Moritz-bad

Le train nous conduit dans la vallée en passant au pied du Piz Languard qui culmine à 3260 mètres. J'en ai fait seul l'ascension, sac au dos, une ascension pénible, surtout vers son terme. J'étais épuisé au sommet. Il y a une importante différence de température. De cet endroit, on pouvait observer le vol des choucas, gros oiseaux à becs jaunes de la taille d'une corneille.

Piz Languard

Piz Languard

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Choucas

Après un court repos, je rejoins les miens et nous nous rendons à un refuge de montagne, merveilleusement nommé "Paradis", en raison de la beauté des points de vue qu'il offre. Nous dégustons des boissons fraîches à la terrasse donnant sur un panorama alpin quasi inoubliable. Ici les choses inoubliables se multiplient. Dans ce refuge situé aux environs de 1.000 mètres, on sert des repas rustiques : fondues, omelettes, etc. Par après, bien qu'étant à la frontière italienne, nous rentrons à l'hôtel par le petit train suisse à la station de Alp-Languard.

Après une journée de repos, nous partons tous les quatre pour Muottas Muragl. Après un court trajet en train, nous prenons une cabine à crémaillère pour accéder au point de vue de Muottas Muragl. C'est de là que nous pouvons  "déguster" la vallée de l'Inn qui traverse les trois lacs : Champfer, Silva Plana et Sils ainsi que les pics neigeux du Corvatch et du Piz Nair jusqu'à Maloya. C'est un point de vue exceptionnel.

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Muottas Muragl

Le jour suivant, nous nous rendons en ville. Nous traversons l'Inn et gravissons des Préalpes sur lesquelles est bâtie la ville, à flanc de montagne. On peut apercevoir les montagnes de l'autre rive de l'Inn, le casino et ses belles terrasses donnant vue sur la vallée, le musée Segantini, le grand peintre de l'endroit. Nous traversons une magnifique cascade au dessus de laquelle on a dressé un pont suspendu. Et enfin, faut-il le préciser, d'innombrables commerces de phots, objets, souvenirs, jeunes animaux empaillés, cartes postales et cartes encadrées.    

 

11:05 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

03/11/2009

Lucien DRUGMAND - Les Châteaux de Bavière

Les voyages de Lucien Drugmand

 Les Châteaux de Bavière

Nous sommes en septembre 1993. Nous voyageons en couple, mon épouse et moi. Au retour d'un périple sur les lacs italiens, de Venise, nous plongeons vers les Dolomites et passons par Bressanone et Cortina d'Ampezzo, célèbre station de ski. Nous arrivons à Merano où nous nous promenons le long du Passirio dans une vallée romantique et ombragée. L'ombre est précieuse car la chaleur peut être écrasante. Nous avons également parcouru la Laubenstrasse (en parallèle au Passirio). Cette artère très commerciale est jalonnée de commerces de luxe, de restaurants, de bars dont certains sont des pièces décorées par des oeuvres de dizaines d'artistes locaux. ces oeuvres relatent des scènes villageoises (sorties d'église, mariages, baptêmes) et des scènes domestiques (coupe du bois, récolte). Ces peintures datent du dix-neuvième siècle. Nous y avons dégusté une bière locale tout en admirant les tableaux. Par là, toutes les bières sont bonnes. Beaucoup d'habitations ont des chambres d'hôtes. Généralement, on a des vues superbes sur les Dolomites. Elles font partie des Alpes. Elles tirent leur nom d'un géologue français, Gratet de Dolomieu. De Merano, nous nous dirigeons vers la ville frontière de Füssen.

 

 

LES DOLOMITES

 C'est à Füssen que nous avions établi notre quartier général. C'est la cité où le Lech s'échappe tumultueusement des Alpes par un défilé étroit. Il y a là une chute serrée, haute d'une bonne vingtaine de mètres, si je me souviens bien. Ce lieu, c'est le pas de Saint-Magnus que franchit une passerelle qui donne accès à un sentier menant au centre de Füssen. Sur une élévation rocheuse, on remarque le château qui fut la résidence des princes-évêques d'Augsbourg ainsi que le Baumgarten, pittoresque parc public d'où les panoramas sont splendides.

 A quelques kilomètres de Füssen, nous nous rendons en voiture dans un des cinq parkings proches des châteaux royaux de Bavière. De là, le rendez-vous des touristes a lieu à l'extérieur d'une grande brasserie. Des cars nous y attendent et nous conduisent jusqu'au Marienbrücke qui franchit la gorge de la Pöllat, un torrent qui descend des Alpes. Louis II venait souvent, à la nuit tombante, admirer les payasages, le château vide et silencieux après avoir fait illuminer la salle des chanteurs. Il est bon de se souvenir que la Bavière était un royaume, titre octroyé par Napoléon parce que des troupes bavaroises ont fait campagne à plusieurs reprises avec les troupes françaises. Après l'épisode napoléonien, la Bavière redevient un duché.

Le château de Neuschwanstein est hérissé de tours et de pinacles. Il est construit en granit gris sur un éperon rocheux. Comme à Hohenschwangau, les premières esquisses furent dessinées par un décorateur de théâtre ce qui explique la structure et l'aspect du château. Cela explique aussi l'atmosphère de songe dans laquelle baigne le visiteur. La visite des aménagements intérieurs permet de découvrir des lambris dorés, des peintures murales à profusion, des plafonds à caissons décorés. Ceci confirme l'espèce d'irréalité de l'ensemble du château. On rêve en regardant ça. Au coeur de al forêt bavaroise, dans un site accidenté, on ne s'attend pas à voir ce bijou. Les pièces les plus révélatrices sont au troisième étage, entre autres, la fausse grotte à stalactites avec jardin d'hiver attenant qui évoque la légende de Tannhaüser, mais aussi le grand salon avec une ornementation ayant pour thème la légende de Lohengrin (nouvelle invasion de cygnes, il y a des cygnes partout). La presque totalité du quatrième étage  est occupée par la salle des chanteurs 'Sangersaal), couverte d'un plafond à caissons, resplendissante de candélabres et de lustres. Richard Wagner, qui fut l'hôte de Hohenschwangau, ne vint jamais à Neuschwanstein pas plus que dans les deux autres châteaux (Linderhof et Herrenchiemsee). Il a fallu une dizaine d'années pour bâtir cette merveille et Louis II y passa un peu plus de quelques semaines ! 

  

Neuschwanstein

Le château de NEUSCHWANSTEIN

Au retour de Neuschwanstein, nous arrivons au château de Höhenschwangau. Aux envrions de 1835, maximilien II de Bavière, prince héritier, fit élever cette construction à partir d'importantes ruines féodales du XIIe siècle. Il a le style néogothique qui correspond au romantisme de l'époque. Louis II lui-même rêva dans ce décor une grande partie de sa jeunesse. Extérieurement, c'est moins beau que Neuschwanstein. Toutefois, sa richesse intérieure, la décoration des pièces, l'ornementation valent largement Neuschwanstein. Höhenschwangau a gardé l'agrément des demeures habitées. Il y a eu la longue présence de la reine Marie, mère de Louis II, jusqu'à l'orée du XXe siècle. Ceci explique son atmosphère d'une relative intimité. On note particulièrement les plafonds de style rayonnant et le mobilier en bois de cerisier et érable. Au deuxième étage, l'ancien salon de musique conserve des traces émouvantes de l'admiration que Louis II voua à Richard wagner. On retrouve notamment le fantastique dans la chambre de Louis II dont le plafond figure la voûte céleste semée d'étoiles. Celles-ci s'allumaient à volonté. De sa fenêtre, le roi Louis II pouvait surveiller à la lunette l'avancement des travaux de Neuschwanstein. Les deux châteaux sont distants de trois ou quatre kilomètres.

 

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Le château de HOHENSCHWANGAU

Pour terminer ces deux visites, il y a lieu de dire un mot au sujet des châteaux de Linderhof et de Herrenchiemsee. Louis II fit élever de 1869 à 1879 le château de Linderhof, d'un style mariant la renaissance italienne et le baroque, avec le souci d'y créer une intimité relative. On y retrouve, lors de la visite, une chambre à coucher de parade surpassant en luxe Versailles même ; cabinet de glaces, panneaux de toile peinte imitant les tapisseries, on y admire des statues ou pastels de Louis XIV, Louis XV, Madame de Pompadour, Madame du Barry, etc. On peut dire aussi qu'il y a une homogénéité dans l'outrance  décorative - tout est exagéré, excessif ! - qui laisse finalement une certaine impression d'harmonie. Le château de Linderhof est bâti au milieu d'un domaine de chasse. Ce "petit Versailles" fut la dernière demeure de Louis II que l'on retrouva noyé dans le lac de la propriété.

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Linderhof

Le château de Chiemsee a été bâti sur l'île du Schiemsee, le plus grand lac de Bavière (82 km2). Il étale ses eaux paisibles entre les rives cernées de roseaux et face aux contreforts des Alpes bavaroises qui hissent au sud les crêtes bien nettes. Sur l'île de Fraueninsel, on voit un extraordinaire château, pastiche de Versailles, ainsi qu'une abbaye.

Dans ces espaces, tout est splendide au niveau des coloris. Ce voyage se termine dans les couleurs chatoyantes de l'automne 1993.

11:22 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

Lucien Drugmand - Le Maroc (2)

Les voyages de Lucien Drugmand

Le Maroc (2, suite et fin)

Il y a lieu de souligner l'existence du Mausolée des rois saadiens situé non loin de la Place Djeema el Fna. On y admire les trois tombeaux royaux qui consistent pour chacun en une superposition de  deux mastabas et d'une longue pierre triangulaire enjolivée d'arabesques.

 

MAUSOLEE DES ROIS

Une fontaine monumentale à la façade de bois de cèdre gravées de caractères coufiques (caractérès typographiques religieux) et cursifs protégés par un auvent aux sculptures en stalactites,  apporte une note de fraîcheur que les jardins de l'Aguedal prolongent. Au centre du bassin, il y a un jaillissement d'eau divisé en trois ou quatre jets.

L'heure du retour vers Agadir a sonné et les trois jeeps redescendent de Marrakech pour faire arrêt à Ouirgane, au restaurant "Le Sanglier qui fume", tenu par un ancien légionnaire qui sert une cuisine marocaine excellente. Les tables sont alignées sur une pelouse finement tondue sur laquelle circulent cigognes, grues couronnées, ibis et autres échassiers en quête de restes de table. De là, nous passons par le Tizi 'n Test (2.000 m) où se rassemblent les marchands de bibelots.

Enfin nous repassons par Taroudant, c'est-à-dire, après la piste, par la grand-route asphaltée où nous visitons la Kasbah de Salem qui renferme un souk. C'est très animé. Le marchandage fleurit. Nous terminons ce séjour à Agadir, il nous restera le lendemain à parcourir la ville et à assister à une soirée berbère.

AGADIR

Dix ou quinze hommes tout de blanc vêtus, portant de gros tambours en peau de chameau, rythment les danses exécutées par une quarantaine de jeunes femmes en costumes bariolés. Tout cela à la lueur des flambeaux. C'était joli et exotique. On ne voit pas ça tous les jours.

Le lendemain, les mines sont tristes, il faut reprendre le grand oiseau qui nous ramènera dans notre pays nordique.  

10:49 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)