13/01/2010

Lucien Drugmand - La Campanie (7)

La Campanie (7) - Lucien Drugmand 

Les Campi Flegrei (Ouest de Naples) - les Champs Phlégréens.

A la sortie de Naples, dans la direction des Champs phlégréens, on peut voir la tombe de Virgile, l'un des plus grands poètes de l'Antiquité romaine. Il est, comme chacun sait, l'auteur des "Géorgiques" et de "l'Enéide" dont l'influence est immense dans l'Occident littéraire. Il fut le grand poète de la nature. 

 

Virgile

Les Champs phlégréens sont appelés ainsi par les anciens et s'étendent de Naples à Cumes. Le sol, sujet à une activité volcanique due à des phénomènes très singuliers que nous allons détailler, dégage des fumerolles, des boues chaudes et des vapeurs brûlantes atteignant des températures de 160 °. Chacune de ces curiosités se découvre dans des mini-cratères de 50 cm de profondeur, pas davantage. En marchant sur le sol du grand cratère de la Solfatara, on ressent la chaleur et l'activité sismique du sol, l'instablité même du sol. 

   

Le grand cratère de la Solfatara

Nous parvenons à Pozzuoli qui se situe au centre d'une rade qui s'ouvre entre le promontoire du Pausilippe et du Capo Miseno. En fait, nous sommes dans le golfe de Pozzuoli qui abritait la flotte romaine. Pozzuoli était un très grand centre commercial et le premier port d'Italie, notamment pour ses échanges avec l'Orient. A proximité du port se situe, en bord de mer, le Macellum. C'était le grand marché de la cité. A l'origine, c'était le temple de Sérapis dont il reste quelques imposantes colonnes de l'ancien portique rectangulaire. Nous poursuivons notre route pour entrer dans l'amphithéâtre flavien. Celui-ci est le mieux conservé de l'Antiquité. Il pouvait contenir jusqu'à 40.000 spectateurs. Ses caves, s'étageant sur plusieurs plans, sont en parfait état de conservation. 

  

Pozzuoli 

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12/01/2010

La Campanie (6) - Lucien Drugmand

La Campanie (6)

Les voyages de Lucien Drugmand

Ensuite, nous nous sommes rendus au musée archéologique national. Toutes les sculptures gréco-romaines, provenant principalement de Pompéï et Herculanum, en font l'un des plus riches musées du monde pour la connaissance de l'Antiquité. Ce sont les mosaïques qui ont principalement retenu notre attention : elles sont remarquables par les nuances de leurs couleurs (rouge rose, rouge violet, etc.) et leur réalisme caricatural. On y admire notamment la fameuse bataille d'Alexandre de Macédoine et sa victoire sur le roi des Perses, Darius. Elle provient de la Maison du Faune à Pompéi.

Danae, Le Titien

Ensuite nous sommes entrés dans la galerie nationale de Capodimonte, tout au nord de la colline de Naples pour y voir les principaux chefs-d'oeuvre de la pinacothèque. Citons les peintures du Titien dont "La Danaé" aux éblouissants effets chromatiques, Brueghel le Vieux et sa célèbre "Parabole des Aveugles", enfin une flagellation du Caravage. c'est unique, on resterait des heures à contempler ça : personnages, teintes, nuances, subtilités. Enfin, nous sommes passés dans les appartements royaux pour y contempler le salon de porcelaine. Il s'agit d'une collection de services de table, de rosaces décoratives, de mille objets en porcelaine. Pour terminer nous avons visité la cathédrale dédiée à saint Janvier. On y conserve derrière l'autel les deux ampoules contenant le sang du saint qui doit se liquéfier deux fois l'an sous peine de terribles calamités pour la ville. Si le miracle n'a pas lieu, c'est très mauvais présage. Cette fête est célébrée le 19 septembre et a pris le nom de "miracle de saint Janvier".

La Parabole des Aveugles, Brueghel

Enfin, au centre de la vie publique napolitaine, nous avons parcouru la Piazza del Plebiscito et la Galleria Umberto. Cette dernière, très spacieuse et couverte, a été construite en forme de croix. On y découvre une série de commerces chics ainsi que des bars minuscules qui servent des boissons dans la galerie. Nous terminons la visite de Naples en flânant dans les ruelles de Spacca Napoli. Le linge des ménagères sèche sur les fils tendus d'un côté à l'autre des ruelles. Cela donne un caractère folklorique de par la multitude des couleurs.

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11/01/2010

L. Drugmand - La Campanie (5)

La Campanie (5) - Les Voyages de Lucien Drugmand

Naples

Après avoir visité les principaux sites, nous plongeons sur la ville de Naples afin d'y découvrir la fourmilière de la population qui s'étage de la plage au Capodimonte. La beauté de Naples et les étonnements, les saisissements qu'elle procure ont été chantés par une foule de voyageurs. La ville s'origine dans une colonie grecque nommée Néapolis conquise par les Romains au IVe s. avant JC. Les riches habitants de Rome y séjournaient en hiver, tels Virgile, Auguste, Tibère et Néron.

   

Le Caravage - Oeuvres  

On retiendra que l'école de peinture napolitaine (XVIIe s.) est personnalisée par Le Caravage. La musique et le théâtre ont toujours été, à Naples, d'un goût particulier, que ce soit pour l'opéra ou la chanson populaire. Variété et virtuosité forment ce goût particulier. La chanson est toujours accompagnée de guitare ou de mandoline. Les fêtes religieuses napolitaines sont somptueuses. La plus remarquable est celle du Miracle de saint Janvier. Au moment de Noël et de l'Epiphanie, de magnifiques crèches sont installées dans les églises. 

Castel Nuovo

Nous avons visité le centre monumental de Naples en nous limitant à l'essentiel. Tout d'abord le Castel Nuovo, imposant et entouré de profonds fossés (1282). Il a été construit sur le modèle du château d'Angers. Il contient une collection de peintures. C'est devenu un musée.

A proximité de ce château, on peut voir le Palais royal (XVIIe s.) Les niches abritent depuis le 19e s. les huit statues des souverains les plus importants qui régnèrent sur Naples.

Nous partons à pied vers l'église Sainte-Claire, édifiée en style gothique. On y voit le somptueux tombeau de Robert le Sage, édifice de marbre, époux de Sancia de Majorque. On y voit aussi le sépulcre de Marie de Valois. Derrière l'église se trouve un cloître transformé au XVIIIe s. par Vaccaro en un jardin orginal orné de faïences de Capodimonte. C'est de toute beauté. 

  

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08/01/2010

Lucien Drugmand en Campanie (4)

Les Voyages de Lucien Drugmand

 

La Campanie (4)

 

On débouche sur le forum qui est le centre de la vie publique. La plupart des grands édifices publics entouraient la place qui était dallée d'immenses plaques de pierre. Un portique surmonté d'une terrasse l'entourait sur trois côtés. Au fond du forum, on parcourt le temple de Jupiter, encadré de deux arcs de triomphe recouverts de marbre. Nous nous dirigeons vers la Villa des Vettii, elle appartenait aux frères Vettius qui étaient de riches marchands. Elle surpasse en somptuosité toutes autres villas. L'atrium, dont le toit a été rétabli, donne directement sur le péristyle entourant de délicieux jardins (statuettes, vasques, jets d'eau). Les fresques représentant des scènes mythologiques et des frises d'amour occupés aux tâches domestiques sont parmi les plus belles de l'Antiquité.

Villa des Vettii

Nous parvenons à la Maison du Faune. C'est une demeure d'un faste exceptionnel. De porportions grandioses, elle occupait l'espace de tout un îlot de maisons et comportait deux atriums, deux péristyles et des salles-à-manger pour toutes les saisons. Les pièces renfermaient des mosaïques admirables qui couvraient le sol entre les deux péristyles. Poursuivant notre visite, nous parvenons aux Thermes Stabiens. Il s'agit des bains les plus complets de Pompéï. On y visite une section pour les femmes et une section pour les hommes. Au fond de ces bains, on voit le vestiaire avec cages à vêtements. A côté se trouvait le tepidarium tiède et la caldarium chaud. L'installation du chauffage central sépare le bain des femmes du bain des hommes. Sachez que toutes les villas de Pompéï étaient chauffées : des esclaves alimentaient un feu de bois qui chauffaient l'eau dans d'immenses chaudrons. Ceux-ci étaient basculés dans des conduites de terre cuite placées sous les pavements des villas. 

Maison du Faune

Nous avons parcouru assez rapidement la Caserne des gladiateurs, l'Odéon, l'Amphithéâtre. La chaleur étant suffocante et les zones d'ombre très rares, nous avons quitté Pompéï émerveillés par les splendeurs architecturales et le raffinement de la vie domestique qui y règnait. Nous avons repris la voiture et sommes allés accomplir le tour de la presqu'île de Sorrente en marquant un temps d'arrêt à Castellammare di Stabia. Nous y visitons le Musée des fresques. Nous montons au téléférique du Monte Faito (1.100 mètres). Il y fait bien frais et nous prenons le temps d'admirer toute la baie de Naples, le Vésuve, Pompéï et, au loin, l'île de Capri. La presqu'île de Sorrente est peu connue des touristes qui se contentent des cités balnéaires de la baie. La promenade procure des vues magnifiques sur les collines verdoyantes. La presqu'île est couverte d'oliviers, d'orangers, de citronniers auxquels se mêle la vigne. Au retour, sur la route située à une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, des commerçants ont installés de petits restaurants qui servent leurs spécialités sur des terrasses en bordure des falaises. Nous y dégustons différentes sortes de pâtes arrosées d'un vin local. Et comme on est en fin de journée, nous jouissons de la vue de la baie de Naples au soleil couchant. Coup d'oeil superbe. 

Presqu'île de Sorrente

   

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06/01/2010

Lucien Drugmand en Campanie

La Campanie (3)

On entre dans le domaine d'Herculanum par une allée bordée de pins parasols sous lesquels on peut utiliser des bancs. Heureuse idée étant donné la fatigue et la température (34°) C'est à Herculanum que nous avons pu constater l'existence de maisons à un étage. Les constructions sont faites de briques et de colombages. Herculanum est un port sur la mer tyrrhénienne qui a connu un grand essor commercial. Etant donné la chaleur, nous nous sommes cantonnés à quelques vistes de maisons et villas bourgeoises :

a) la Maison au Treillage : le treillage de bois formait la trame des murs qui est un exemple quasi unique dans les constructions de l'Antiquité.

b) la Maison de Neptune et Amphitrite : elle est complétée par une boutique et son comptoir donnant sur la rue. Le nymphée est orné d'une mosaïque représentant Neptune et Amphitrite.

Neptune et Amphitrite

c) et, pour terminer la visite des habitations modestes et bourgeoises, nous découvrons la splendide Villa des Cerfs. C'est une maison patricienne qui donnait sur le golfe. Elle était abondamment décorée de fresques et d'oeuvres d'art, notamment d'un groupe sculpté représentant des cerfs assaillis par des chiens.

Etant donné la chaleur excessive, nous sommes rentrés à Sorrente. Le lendemain, nous étions avides de visiter Pompéi, aux ruines légendaires. Pompéi est passée sous la domination romaine en 80 av. J.C. Elle comptait environ 25.000 habitants. Les riches bourgeois, commerçants, magistrats avaient construit de magnifiques villas. En dexu jours, Pompéi fut recouverte d'une couche de cendres atteignant de 6 à 7 mètres d'épaisseur. Ce n'est qu'au XVIIIe s. que commencèrent de véritables fouilles des lieux. 

Pompéi se situe à environ un kilomètre de la baie. On y entre par la Porte marine et on visite l'antiquarium dans lequel on découvre notamment les corps pétrifiés et tous les objets utilisés par les habitants. Rappelons que les habitants n'ont pas eu le temps de matériel pour fuir avec un bien ou l'autre.

Plus loin, on entre dans la basilique (au temps des Romains, c'est un lieu de réunions et de rencontres), elle est longue de 67 mètres sur 25. Les affaires commerciales et judiciaires s'y décidaient. Sur le côté, on ne voit que les ruines du temple d'Apollon au milieu desquelles on admire, sur un socle de marbre, un aurige en bronze (meneur de char).    

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05/01/2010

Les Voyages de Lucien Drugmand

La Campanie (3) - Lucien Drugmand

Ruines d'Herculanum, Pompéi et Baie de Naples

   

Descendus de quelques mètres du Vésuve, nous dégustons à une terrasse de guinguette un lacrima-christi bien glacé. Nous reprenons la descente vers la route du bord de mer et nous rendons au parking à l'entrée de l'ancienne cité de Herculanum. Rappelons que Herculanum a été envahie par l'éruption du Vésuve en 79 après J.C. Une mer de boue incandescente de sept mètres d'épaisseur a déferlé sur la ville et a envahi le moindre espace dans les habitations. Alors que Pompéi, située au sud du Vésuve, a été ensevelie sous une pluie incandescente de cendres et de lapilli, crevant toutes les toitures de la ville dont il ne reste que des ruines de villas et des colonnes de temples païens.

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15/12/2009

La Campanie (2) - Les voyages de Lucien Drugmand

La Campanie (2)

église san francesco

Eglise San Francesco et son cloître

Notre premier souci est de prendre nos repères dans cette importante villégiature du sud de l'Italie qu'est Sorrente. Elle est importante par la présence de la statue du grand poète Le Tasse qui y est né en 1544, soutenu par le grand mécène et la famille d'Este. Il est l'auteur de "La Jérusalem délivrée" qui relate la prise de Jérusalem par les chrétiens. Nous visitons l'église San Francesco, de style baroque surmontée d'un clocher à bulbe dont les chapiteaux du cloître, décorés de feuilles aquatiques, supportent des arcs entrecroisés de style arabe. C'est vraiment curieux à voir d'autant plus que le cloître, du XIIIe siècle, invite vraiment à la méditation. Juste à côté, les jardins publics de la Villa Communale offrent un magnifique point de vue sur la baie napolitaine. Nous visitons ensuite le musée Correale di Terranova installé dans un palais du XVIIIe siècle. Il abrite des souvenirs du Tasse et un superbe ensemble de meubles des XVIIe et XVIIIe siècles.

piazza Tassa

Piazza Tassa, Sorrente

Par la suite, nous partons à la découverte de la presqu'île de Sorrente. Par de petites routes sinueuses, nous roulons au milieu de collines verdoyantes couvertes d'oliviers, d'orangers et de citronniers ainsi que de vignes. 

sorrente

© Gaël Szczepaniak août 2006 - Port de Sorrente, au sud de la baie de Naples, en Campanie

Le lendemain, nous partons à l'assaut du Vésuve par la route côtière et ensuite par l'autoroute que nous quittons en prenant la direction du Vésuve (1.277 mètres). Le Vésuve se compose de deux sommets depuis l'éruption de 1944, le second cône est nommé le Mont Somma (1.132 mètres). Arrivés au parking aménagé sur un petit plateau, nous abandonnons la voiture, chaussons des bottines de marche et, à flanc de montagne, nous parcourons le dernier tronçon qui nous emmène sur les bords du Vésuve. Au cours de cette promenade, à plusieurs endroits, nous voyons des trous d'où s'échappent les fumerolles. Le flanc du volcan présente un aspect désertique et est jonché de lapilli et de cendres. Du bord du cratère, on voit l'entonnoir d'où surgira la prochaine éruption.

vesuve_pompei

Reconstitution de l'éruption sur Pompéi

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