11/03/2010

Andalousie (4) - Lucien Drugmand

Andalousie (4) - Lucien Drugmand

Après le diner, nous reprenons la route, contournons Madrid, pour arriver à Tolède (Toledo). Elle est construite à l'intérieur du coude du Tage. Située sur une éminence que le Tage (Tajo) entoure presque complètement, son site est vraiment impressionnant et est reconnu comme une ville d'art. C'est l'une des plus anciennes villes d'Espagne et El Greco, le grand peintre, s'y installe. La ville devient, par ses qualités, le témoin de la grandeur du royaume des "rois catholiques", Ferdindand d'Aragon et Isabelle de Castille. Elle a perdu son premier rôle politique mais est restée religieusement la première ville d'Espagne puisqu'elle est le siège du primat.

 

Tolède

La route Carretera de Circumvalacion (environ 2,5 km) permet de faire le tour extérieur de la ville. Elle offre des vues saisissantes sur l'Alcazar, le Pont Saint-Martin et les remparts. Durant le parcours, on admire la cathédrale sous différents angles. Construite au XIIIe et XVe s., elle est principalement de style gothique. C'est le gothique très pur, sans beaucoup de fioritures. Le dôme est du XVIIe s. L'intérieur est majestueux. L'immense retable sculpté, de style flamboyant, est une oeuvre somptueuse. Le trésor possède un colossal ostensoir qui appartenait à Isabelle la Catholique, il a été exécuté en argent doré et pèse deux cents kilos. Sa croix d'or massif aurait été faite avec le premier or rapporté des Amériques par Colomb.

La cathédrale de Tolède

Avant de quitter Tolède, nous avons pu admirer la magnifique pinacothèque contenant les oeuvres du Greco, de Van Dijck et de Goya. El Greco, venu à Tolède en 1557, est un peintre mystique qui est notamment l'auteur de "La série des Apôtres". 

 

El Greco 

Nous sommes passés dans le quartier des bijoutiers, Tolède étant le centre d'orfévrerie d'art d'Europe.

Nous quittons les bords du Tage pour la rive droite du Guadalquivir à Cordoue.

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08/03/2010

Andalousie (3) Lucien Drugmand

 

Andalousie (3) - Lucien Drugmand

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L'Escurial

Après avoir gravi la crête de la Sierra de Guadarrama (1000 m), nous redescendons par la route du versant sud et débouchons sur un plateau quasi désertique et de loin découvrons la masse de l'Escurial. C'est le plus grand bâtiment connu en Europe (206 m X 161 m). A l'origine, c'est Philippe II, roi d'Espagne et maître de l'Europe, qui a voulu construire un monastère après sa victoire sur les Français le 10 aoüt 1557 à Saint-Quentin où il détruit l'armée française de Henri II. Les architectes ont prévu qu'il serait construit en granit gris et la décoration relève d'un caractère très austère. Il a été agrandi sans cesse, sa construction a duré une vingtaine d'années. Il a pris nom désormais de Real Monasterio de San Lorenzo del Escorial. Aujourd'hui, on parle uniquement de l'Escurial. C'est lors de la bataille de Saint-Quentin, le jour de la fête de saint Laurent, que l'édifice impressionnant fut décidé. L'Escurial a la forme d'un grill car saint Laurent fut martyrisé sur un grill. Comme vu sur la photo, l'Escurial est flanqué de quatre tours d'angle et à l'intérieur, la basilique, précédée de deux tours avec coupole, comporte trois nefs et, au-dessus de l'autel, on peut admirer une gigantesque coupole vraiment remarquable.

Nous entrons par la porte principale dans le Patio des Rois ( (Patio de Los Reyes), ainsi nommé parce qu'on y trouve 6 statues des rois de l'Ancien Testament. Nous apprenons que nous ne pourrons visiter que la basilique. Le plan est en forme de croix grecque, des piliers colossaux supportent la haute coupole. C'est sous ce sanctuaire qu'a été aménagé le panthéon des rois espagnols. Là gisent les souverains d'Espagne et sont abrités les restes des Infants d'Espagne. A l'issue de cette visite, nous avons gravi en voiture, une des hauteurs proches de l'Escurial et avons dîné à l'ombre d'une terrasse avec vue sur l'Escurial.     

11:15 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

04/03/2010

Andalousie (2) - L. Drugmand

Andalousie (2) - Lucien Drugmand

Après nous être attardés un peu longuement à Burgos, nous rejoignons la ville de Arenda de Duero (le Duero se jette dans l'Atlantique à Porto). C'est notre ville étape. Le lendemain, nous reprenons le cap sud mais nous quittons la route nationale de Madrid pour rejoindre la cité de Ségovie au pied de la Sierra de Guadarrama. Deux sites remarquables nous y attendent. Arrivés à la Plaza del Azoguejo, autour de laquelle se trouvent plusieurs bars et restaurants renommés, on peut jouir de la vue d'une des plus impressionnantes réalisations de la domination romaine en Europe. Il s'agit de l'aqueduc, 170 arches doubles, 800 mètres de long, 28 mètres de haut et toujours intact. Il a été construit à l'aide de blocs de granit taillés et posés simplement les uns sur les autres, sans ciment ni argile, ni mortier. Il donne, comme l'aqueduc du Pont du Gard (Nîmes), une idée de l'énergie et de la maîtrise prodigieuses des constructions romaines.

    

Aqueduc de Ségovie

Nous reprenons la route pour nous rendre à l'Alcazar. Il a été construit sur un immense élévation de terrain au 14éme s. Il domine le confluent de deux rivières. Son donjon rectangulaire est flanqué de tourelles en encorbellement. De la terrasse qui précède le château, on peut admirer sur la vallée verdoyante de l'Eresma le monastère d'El Parral qui date du 15ème s. et est assez délabré.

 

Alcazar de Ségovie

Nous continuons notre progression cap sud pour arriver au fameux ossuaire de El Valle de Los Caidos (La vallée de ceux qui sont tombés). Immense ossuaire où sont rassemblés les restes des combattants (de toutes les classes sociales et des deux camps) morts pendant la guerre d'Espagne (1936-1939). Le monument a été inauguré le 1er avril 1959.

   

Ossuaire de El Valle de Los Caidos

Continuant notre route, nous parvenons à un site à la fois religieux, immense et demeure royale : l'Escurial. 

11:22 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

02/03/2010

L'Andalousie (Lucien Drugmand)

L'Andalousie - Lucien Drugmand

Au cours des années 70, sur le plan touristique, la grande vogue prend nom de "Costa Brava" et "Costa Blanca". Peut-être influencés par la publicité et un ardent désir des enfants, nous avons succombé à cette atmosphère d'évasion espagnole. Et c'est ainsi qu'en fin juillet (29/07 au 18/08) 1971, nous nous sommes aventurés sur les routes du sud. Après avoir contourné Paris, nous sommes arrivés à Angoulême (sans autoroute, 800 km) et, après une nuit de repos, nous avons pris la direction de Bordeaux et après la traversée du grand pont jeté sur la Gironde, nous avons traversé l'immense pinède des Landes. Nous sommes parvenus à Biarritz où nous avons contemplé le panorama, l'océan atlantique et plus exactement le Golfe de Gascogne. Après quelques kilomètres, nous arrivons à Irun (sur la Bidassoa - 12 km de frontière franco-espagnole). Enfin, nous voilà en Espagne. Par des routes nationales, nous arrivons à Burgos, ancienne capitale de la vieille Castille, dont nous visitons la cathédrale. C'est dans cette belle ville que Don Rodrigue Diaz de Bivar (le Cid), grand ennemi des Maures, augmente, par ses victoires et conquêtes, la puissance de la Castille. Il est né environ en 1026 (il y a débat et selon d'autres historiens, il serait né en 1043) et mort à Valence en 1099. Le roi de la Castille prend ombrage de son prestige et c'est ainsi que le Cid se retire dans le duché de Valence.

   

Burgos, la cathédrale

La cathédrale de Burgos est un vrai joyau. Nous trouvons un place dans un parking, à proximité de cette superbe cathédrale. L'intérieur de l'édifice est remarquable. La voûte ajourée de la croisée du transept a été érigée à 60 m de hauteur. Nous avons admiré le retable du 16ème siècle en style Renaissance. Nous avons fait le tour extérieur de la cathédrale afin de nous rendre compte des proportions énormes et de la richesse de la décoration. Les flèches ajourées, remarquables, somptueuses, sont d'une grande légereté, les murs sont richement décorés et on remarque la haute lanterne de la croisée du transept. (16ème s.).

Le tombeau de Rodrigue et de Chimène dans la cathédrale

Le Cid y est inhumé. Son gisant, ainsi que celui de son épouse Chimène, se trouve dans la cathédrale Santa Maria. Elle date de 1221 et ne fut terminée que fin du 16ème s. Elle émerveille par la blancheur de ses pierres calcaires. Le maitre-autel possède un retable luxueux, c'est "Le Repentir de Marie-Madeleine" de Léonard de Vinci.

    

11:34 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

10/02/2010

Dernière étape du périple yougoslave - L. Drugmand

Dernière étape du périple yougosalve. Lucien Drugmand (notre Marco Polo résidentiel)

Ensuite nous poursuivons notre retour par la côte parsemée de très jolies petites cités touristiques. Après avoir logé à Trieste, nous traversons notamment la région du château de Miramare, résidence de l'impératrice Charlotte de Belgique (fille de Léopold II), épouse de Ferdinand-Maximilien d'Autriche, Vice-Roi de Lombardie-Vénitie, puis empereur du Mexique. Après son assassinat par les Mexicains, on assigna son épouse, ayant perdu la raison, à résidence au château de Miramare, dans le Golfo di Trieste.

 

Charlotte et Ferdinand-Maximilie,

  

le château de Miramare

Nous traversons les petites villes côtières de Grignano, Le Ginestre, Sistiana et c'est à Duino que nous quittons l'Istrie et la côte adriatique. Par Udine, nous traversons le Tyrol, Innsbrück, nous logeons à Hallein (également étape sur l'aller) et par les autoroutes allemandes rejoignons enfin notre doux logis d'Anseremme. 

   

Anseremme

Ce voyage restera mémorable par la diversité de ses paysages, de ses architectures, de ses cultures (romaine, grecque, ottomane). Nous espérons avoir pu vous intéresser à ce voyage au programme fort personnel par son itinéraire et par la sélection des sites visités.       

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09/02/2010

Les Alpes dinariques (5) - L. Drugmand

Les Alpes Dinariques (5) - Les voyages de l'infatigable Lucien Drugmand

 

 

Bibinje

 

Nous achevons notre périple yougoslave en parcourant la route côtière jusqu'à la frontière italienne. La dernière grande cité que nous ayons visitée est Zadar, capitale de la Dalmatie, située sur une presqu'île. C'est à quelques kilomètres avant d'entrer dans la ville que nous sommes descendus de la route côtière vers le littoral. Nous aboutissons ainis à Bibinje. Nous avions reçu une réponse à notre demande de logement. C'est l'instituteur du village, parfait francophone, qui nous a dirigé vers une petite ferme quasiment fortifiée. On nous a ouvert la grande porte cochère afin de garer notre véhicule et nous avons pu admirer la cour intérieure de la ferme. De la cour, un escalier monumental en chêne massif, protégé du soleil et des intempéries par un toit, aboutit à une plate-forme sur laquelle on découvre un puits servant de lavabo pour les ablutions. On y puise l'eau à l'aide d'un seau et cela nous donne l'occasion de nous rafraîchir avant le repas du soir. Effectivement, en fin de soirée, les habitants du logis, revêtus de leurs habits régionaux, nous ont servi un délicieux souper composé de calmars, de poissons frits agrémentés de légumes et arrosés du vin local. Nous avons été subjugués par l'accueil et la restauration en cet endroit perdu, à l'écart du grand tourisme. Par la suite, nous sommes repartis pour découvrir la ville de Zadar.

 

   

 

Plitvice

 

 

Eglise saint-Donat (Zadar)

 

La ville est remplie de touristes attablés à toutes les terrasses situées sur la place et dans les rues adjacentes. Au retour à Bibinje, nos hôtes nous ont conuits dans nos chambres. C'était magnifique. Les murs et le sol étaient couverts de tapis et les lits éatient garnis de couvertures et de couvre-lits multicolores. Après une bonne nuit de repos, nous sommes repartis pour une visite rapide de la ville de Zadar. Après quatre siècles de conflits avec Venise, Zadar tomba au XVe s. sous la domination vénitienne. En fait, elle protégeait Venise contre les assauts turcs. Elle devint une enclave italienne et c'est en 1944 que l'Armée de Libération nationale la rattacha définitivement à la Yougoslavie. Très éprouvée par les bombardements aériens, la ville a néanmoins conservé la plupart de ses monuments anciens dont le plus important est l'église primitive de Saint-Donat, érigée au IXe s. C'est un des plus vieux édifices du Moyen Age dalmate. Une récente restauration lui a redonné son aspect roman. A l'intérieur on découvre de magnifiques tableaux de Carpaccio. D'autres sanctuaires parsèment la presqu'île. Citons l'église Saint-Siméon, patron de la cité dont les ossements sont conservés dans un reliquaire en argent et entièrement plaqué d'or offert par Elisabeth de Hongrie. Après ces visites de monuments, nous avons regagné notre voiture pour nous rendre, toujours par le littoral, au lac de Plitvice. Nous avons dû quitter la route côtière et, par Gospic, nous arrivons à Plitvice où nous abandonnons notre voiture et nous restaurons. Ensuite, nous entreprenons à pied la découverte des lacs. Ils constituent un attrait majeur de la Yougoslavie. Ils sont seize, alimentés par différentes rivières et se déversent, de terrasses en terrasses, dans d'autres lacs, contournant des îlots, franchissant de petits récifs. Ils ont un caractère sauvage qui modifie nos habitudes occidentales.

 

  

 

Zadar

 

Après cette courte excursion, nous reprenons la voiture et regagnons la côte à Senj en vue d'arriver à Trieste par Rijeka.       

11:23 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

08/02/2010

Les Alpes dinariques (4) - Lucien Drugmand

Les Alpes Dinariques (4) Lucien Drugmand

Ile de Korcula 

Après cet épisode historico-ottoman, nous sommes redescendus sur la côte en vue de poursuivre la route vers Split. Nous sommes émerveillés de pouvoir voyager en bordure de mer, celle-ci étant parsemée de très longues et très jolies îles en général très boisées. Après Mjlet, Korcula, Hrvar, nous sommes en vue de la ville de Split. Split est célèbre par le palais de Dioclétien. L'empereur, après une brillante carrière militaire et pourvu des pouvoirs impériaux, divisa le monde romain en deux secteurs : occidental et oriental. C'est en l'an 295 qu'il fit construire son palais. La construction dura dix ans et dès qu'elle fut terminée, l'empereur se retira dans sa Dalmatie natale. Privé de sa raison d'être, le palais servit à de multiples usages. Lorsqu'en 615, l'ancienne Salona (berceau de Split) fut détruite par les hordes d'Avares, les habitants désertèrent l'enceinte du palais et fondèrent la ville de Spalatum (Split). Aujourd'hui encore la ville reste centrée sur le palais. Plus de trois mille personnes y vivent encore. Les vestiges du palais sont fort bien entretenus. L'intérêt majeur consiste à remarquer la charnière entre deux grandes périodes de l'évolution architecturale. Lors de notre parcours en ville, nous avons remarqué le péristyle flanqué de colonnes corinthiennes. Après cette incursion sommaire, nous avons poursuivi la route côtière appelée Riviera Makarska. C'est dans cette région que l'on dfistille le marasquin.

 

Split

Nous abordons bientôt la ville de Trogir. Trogir est une véritable ville d'art. Les croisières sur l'Adriatique ne s'y arrêtent pas, il n'y a pas de gare. On a l'illusion de se trouver en plein Moyen Age. Trogir date en fait du IIIe s. avant JC. On y trouve une cathédrale vraiment très spéciale. Cette cathédrale Saint-Laurent est le principal monument de Trogir. C'est un des plus remarquables sanctuaires du Moyen Age. C'est par le portail qui date de 1240 que l'on y accède. L'entrée est encadrée de deux lions surmontés par les statues d'Adam et Eve. Le tympan du portail illustre le miracle de la nativité. Plusieurs huileries datant du Moyen Age fonctionnent toujours, de même que de vieux moulins à farine.

 

Trogir

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à Sibenik. La ville est située à l'embouchure du Krka, elle est construite en pierres jaunes. Elle ressemble à un vaste amphithéâtre adossé à une paroi rocheuse. Des églises, des palais, des ruelles étroites donnent à la ville un aspect méridional mais qui se différencie des autres villes dalmates. La ville a connu son âge d'or au Moyen Age et a subi de continuelles attaques des Turcs et des Vénitiens. En observant la cathédrale, on remarque quatre styles bien différents sans pour cela être un architecte averti : le style gothique vénitien, le style Renaissance toscan, le style gothique épanoui, spécialité dalmate. La coupole est garnie de vitraux.

 

Sibenik

Nous continuons notre route et, sur la droite, nous nous arrêtons un instant pour admirer les chutes du Krka. Elles tombent de 50 mètres de hauteur dans un vacarme assourdissant.

Riviera Makarska

Les chutes du Krka

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