25/03/2010

Andalousie (11) - L. Drugmand

Andalousie (11) L. Drugmand

Nous quittons la magnifique palmeraie d'Elche pour parvenir à Valencia, l'un des plus belles villes d'Espagne tant elle allie les palmiers et les quartiers habités. Nous nous y sommes restaurés en fin de journée sur le Pasea de Luongomare où foisonnent les restaurants dont les terrasses sont ombragées par une voûte de verdure constituée de larges palmes. Après le repas, nous avons parcouru la rambla au milieu d'une foule nonchalante.

  

Barcelone

Le lendemain, nous reprenons la route par Castellon, Tarragona pour parvenir à Barcelona. Nous trouvons un hâvre de paix dans le barrio, le vieux quartier de Barcelone complètement illuminé. Après une visite sommaire (un autre voyage détaillera les endroits intéressants), nous reprenons la route vers la frontière et cette fois nous devons nous rendre à l'évidence que l'heure des deux jours de retour a sonné. Il nous reste des souvenirs vivaces de ce merveilleux voyage, l'un des plus beaux que nous ayons réalisé. Durant ce voyage, nous avons parcouru 5086 km.

10:56 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

23/03/2010

Andalousie (10) L. Drugmand

Andalousie (10) - Lucien Drugmand

Par une route très sinueuse, le car nous conduit au bout de la presqu'île au mont Hacho qui entoure la forteresse historique. L'origine de sa construction date du temps des Vandales qui furent les premiers à traverser le détroit de manière significative. C'est en 1415 que la ville est reconquise par les Portugais et devient une place forte. En 1578, Philippe II, monarque d'Espagne, s'empare d'une partie de la côte marocaine et, depuis lors, Ceuta est ville espagnole. L'Espagne, depuis lors, garde jalousement cette place forte. Au cours de ces dernières années, la ville a été rajeunie et la population a augmenté dans de fortes proportions. Aujourd'hui, c'est un port franc et une des villes les plus prospères du littoral. Mis à part ces quelques notions historiques, Ceuta ne présente pas d'intérêt majeur. C'est du haut du mont Hacho que l'on peut admirer la ville, le port et le détroit. Nous avons parcouru le souk avant de reprendre le ferry et, comme souvenirs, nous avons marchandé le prix de deux petits tambourins de terre cuite ornés de quelques floches multicolores. Nos deux heures de liberté prenant fin, nous avons repris le ferry jusqu'à Algéciras et, en voiture, nous avons regagné notre Parador par la route côtière. Dès le début, nous contournons la baie de Algéciras et avec nostalgie le grand rocher que nous n'avons pu visiter. C'était une époque de tension politique. Nous sommes en 1971. Nous prenons un temps d'arrêt à Marbella, à l'ombre des palmiers d'une terrasse. Nous admirons les magnifiques villas très fleuries et garnies de pins, d'eucalyptus et d'orangers. Ensuite, en cette fin d'après-midi, nous rentrons, enchantés de notre excursion qui reste un souvenir inoubliable en raison de la découverte du détroit de Gibraltar. Hélas, trois fois hélas, l'heure du retour va bientôt sonner et, d'un commun accord, étant donné la chaleur, nous décidons de prendre la route du retour par le littoral méditerranéen. Dans le courant de l'avant-midi, nous arrivons à Motril et nous avons la curiosité d'aller voir la résidence d'été de nos souverains. Ensuite par Almeria et Murcia nous parvenons à Elche. Cette petite ville doit son caractère à ses magnifiques palmiers, certains sont centenaires. Elche doit aussi sa renommée à la fête de l'Assomption qui rassemble des groupes d'un grand intérêt folklorique qui participent au "mystère" d'Elche. Un buste de la vierge, placé sur une colonne, a pris nom de "La Dame d'Elche". C'est un des plus beaux joyaux qu'ait produit la terre d'Alcidia Illicitana. Elle est l'ambassadrice mondialement connue de l'art hispanique.

  

La Dame d'Elche

10:54 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

22/03/2010

Andalousie (9) - L. Drugmand

Andalousie (9) : Costa del Sol et Ceuta - L. Drugmand

Après le spectacle de la corrida, nous avons assisté à la sortie des fiacres et des invités. Nous nous sommes promenés en ville. J'ai offert une surprise à la famille en décidant de dîner au Gibralfaro. C'est une ancienne forteresse du XIVe s. qui était, dans première forme, occupée anciennement par des Grecs et des Phéninciens. De la terrasse du Parador qui est situé au faîte de la colline, nous avons pris l'apéritif (vin espagnol) pendant que le jour déclinait (le passage du jour à la nuit est très court) et durant le repas (qui a débuté par un gaspacho bien glacé et s'est poursuivi par les plats régionaux) nous avons pu admirer toute la baie de Malaga (Bahia de Malaga) illuminée. Le port, la cathédrale et la ville baignés de mille feux. C'était un spectacle grandiose.

La Baie de Malaga

Le lendemain, après cette journée de repos, nous sommes partis vers Gibraltar par la route côtière pour voir l'Estrecho de Gibraltar. Et nous avons pu contempler à gauche, la grande bleue, à droite, les centaines de résidences luxueuses bâties au pied de la Sierra Nevada. Nous sommes passés par Fuengirola, Marbella, San Pedro et Estepona. Nous pensions visiter le rocher de Gibraltar malheureusement, Gibraltar étant territoire anglais, la frontière était fermée. Déçus, nous avons contourné les colonnes d'Hercule et sommes arrivés au bout de la route de la baie d'Algeciras. Nous avons abandonné la voiture et avons regardé avec étonnement la masse représentant la forteresse  et son village (La Linea). Peu de temps après, nous avons embarqué sur le ferry qui fait la navette entre Algeciras et Ceuta. L'Europe est séparée de l'Afrique par 14 miles mais notre trajet en comporta sûrement 18. Nous étions fort impressionnés par ce petit trajet car pour la première fois nous mettions un pied en Afrique. Après le débarquement, nous avons été assaillis par des taxis et des caristes et nous nous sommes engouffrés dans un car faisant le tour de l'isthme. Au cours de cette excursion (deux heures), nous avons eu l'occasion de voir la forteresse de Ceuta qui a nom El Candelero construite par les Portugais.

Le Détroit de Gibraltar   

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18/03/2010

Andalousie (8) L. Drugmand

Andalousie (8) - Lucien Drugmand

Fascinés et éblouis par les splendeurs que nous avons admirées, nous quittons Grenade pour rejoindre la Méditerranée à Motril. La route est très sinueuse et montagneuse. On franchit l'extrémité de la Sierra Nevada. Nous passons sur le côté de Las Alpujarras et, en fin de parcours, nous découvrons l'agglomération de Motril. Souvenons-nous que notre roi Baudouin y est décédé dans sa résidence d'été. De Motril, par Nerja et Torre del Mar. Le parcours se fait en bordure de mer, nous traversons des localités touristiques réputées. Nous parvenons ainsi au Parador complexe où se situe notre appartement), assez fatigués par une journée de chaleur et de découvertes.

Après une nuit de repos et en guise de journée relax nous décidons d'assister à une corrida. Elle a lieu en fin d'après-midi de façon à ce que l'arène soit ombragée sur une bonne moitié. Avant d'entrer, nous sommes surpris de voir arriver cinq à six carrosses à roues fleuries. Il s'agit du maître de la corrida et de ses invités qui arrivent. Les dames sont habillées de magnifiques robes fleuries, portant des chapeaux ornés de fleurs, elles agitent le légendaire éventail. Les hommes sont en redingote et chapeau buse gris. Ce petit cortège est le préambule du magnifique spectacle auquel nous allons assister. Dès l'entrée, nous avons l'occasion de visiter les box des six taureaux qui seront sacrifiés. A quelques pas de là, à notre grande surprise, la loge du matador étant ouverte, nous assistons à son habillement. Chapeau noir tricorne, gilet court aux couleurs or et blanc, garni de verroterie et pantalon blanc très serrant. Nous sommes émerveillés par cette toilette d'apparat. Nous nous installons dans les gradins, à l'ombre et sommes surpris du nombre de spectateurs : nous sommes 15 ou 20.000 aficionados. Brusquement, le maître de la corrida donne le signal du début du spectacle. L'orchestre entame la sonnerie rituelle du début de spectacle. Et la cortège entre dans l'arène face à la loge du président. Celui-ci donne les clés du torril afin de libérer le premier taureau. Ce cortège pittoresque s'appelle le paseo. Le toréador conduit sa troupe composée de banderilleros armés de banderilles à rubans multicolores. Ensuite viennent les deux picadors sur chevaux caparaçonnés qui, en somme, sont prévus pour piquer le taureau au garrot et ainsi déjà l'affaiblir par une perte de sang, cette manoeuvre est désapprouvée bruyamment par la foule. C'est au tour, cette fois, des banderilleros d'accomplir leur ballet autour du taureau et de planter les banderilles pointues. On est surpris par leur agilité, ils esquivent les coups de cornes du taureau. Après cette phase, entre en scène le toréador qui porte en main la muleta (petite cape rouge) et une épée. D'abord, le matador dédie la bête à quelqu'un, une personnalité. A l'aide de sa muleta, il attire le taureau inlassablement. Cette passe s'appelle la faena. Ici aussi, on admire la souplesse et la virtuosité du toréador. L'heure de vérité approchant, il faut dire qu'à ce moment, le taureau est pratiquement épuisé par ses blessures et sa hargne, il devine un peu son impuissance. Finalement il reste immobile et la tête basse. C'est à ce moment que le torédor plante son épée entre les omoplates de l'animal. C'est l'estocade. Le taureau tombe sur le côté et c'est sous les acclamations des aficionados que le toréador, selon l'intensité et l'agilité qu'il a déployées, reçoit une ou deux oreilles. Une escouade de valets, tirant un petit plancher, enlève le corps de la bête. Le spectacle se répétera encore cinq fois. Les courses de taureaux datent du XIIIe s. et comportent une variante, la course à cheval (la rejoneo). Il s'agit pour le cavalier à la fois d'exciter et d'éviter les cornes du taureau. Il est seul dans l'arène sans aucune aide et donc procède à la pose des banderilles et à la mise à mort. 

Marie-Luce et Marc sortent de l'arène sous le choc et déclarent, très impressionnés : "Nous ne voulons plus jamais voir cela !".

11:03 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

17/03/2010

Andalousie (7) L. DRUGMAND

Andalousie (7) - L. Drugmand

 

 Aujourd'hui, notre objectif est Grenade, la perle de l'Andalousie. Elle est bâtie sur trois hautes collines entourées de montagnes. La ville est prestigieuse et constellée de monuments arabes. Bâtie à l'époque romaine, sa gloire est due au royaume musulman de Cordoue. Cette dernière étant reconquise au XIIIe s. par les chrétiens. La ville de Grenade survécut au conflit des reconquêtes grâce à la magnificence de l'Alhambra. Nous sommes arrivés, sur le côté de la cathédrale, à la chapelle royale où sont inhumés, sous les gisants en marbre blanc, Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon ainsi que Philippe Le Beau et Jeanne La Folle. De la chapelle, nous partons vers l'Alhambra qui comprend quatre parties principales : l'Alcazaba (la plus ancienne forteresse maure), l'Alcazar (un château magnifique, exemple de l'art arabe), le Palais inachevé de Charles-Quint et enfin les jardins du Généralife.

 

   

 

Alhambra, Grenade

 

Nous visitons attentivement l'Alcazar, édifié au XIVe s. Nous constatons la richesse, la variété, l'originalité de sa décoration. Les voûtes à stalactites, les coupoles, les stucs gravés, les cours aux élégantes arcades en font un site magnifique. Superbe ! On parcourt au départ le Mexuar (la salle du Conseil transformée en chapelle), la belle Cour des Myrtes (avec un immense bassin rectangulaire bordé de massif de myrtes et garni de petits jets d'eau qui dessinent une voûte aquatique et même temps apportent un peu de fraîcheur à l'endroit), la Salle des Ambassadeurs, véritable chef-d'oeuvre de l'endroit. On est époustouflé de salle en salle, à chaque fois l'effet est saisissant, le nouveau lieu est prodigieux. Elle est éclairée par des baies qui offrent des vues remarquables sur Grenade. Il faut noter aussi les motifs géométriques, les arabesques et des inscriptions citant des versets du Coran. Continuant la visite, nous entrons dans la Cour des Lions, chef-d'oeuvre d'une architecture élégante alliée à une délicate ornementation où se jouent les rayons du soleil. C'est un des plus beaux lieux de l'édifice. Au milieu de la cour se dresse la fontaine contenue par douze lions de pierre.

 

 

La Cour des Lions 

 

A l'issue de la visite, nous gravissons par différents degrés le Généralife qui était la résidence d'été des émirs de Grenade. Partout, ce ne sont que parterres fleuris plus sublimes les uns que les autres : rosiers, lauriers, cyprès, cactus fleuris enchantent la vue des visiteurs. C'est grâce à un système perfection d'irrigation à peine imaginable pour l'époque que cet endroit était un véritable Eden.

 

 

Cour intérieure du Généralife

11:19 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

16/03/2010

Andalousie (6) - Lucien Drugmand

Andalousie (6) - Lucien Drugmand

Nous quittons les rives du Guadalquivir pour plonger (pensons-nous) sur Malaga. La grand-route s'élève jusqu'à 800 mètres environ pour redescendre sur Antequera. Côté négatif du parcours : la chaleur malgré l'altitude. L'autre versant nous apporte, malgré l'inconvénient d'une vitesse limitée due à la cohue des voitures et à la sinuosité du trajet, la possibilité d'admirer tout le panorama vers Malaga et l'ineffable grande bleue. Ce trajet nous a pris deux heures. Arrivés en bordure de mer, nous prenons la direction de Torremolinos où se situe le Campo de Golf (notre appartement qui fait face à la mer).

Antequera

Après notre installation, nous terminons la journée en nous rendant à Malaga, prendre un coup de fraîcheur sur le Paseo de Parque, une promenade voûtée par les palmiers le long de la mer.

Le lendemain, nous flânons dans le complexe et la cité de Torremolinos, nous sommes en quelque sorte en reconnaissance, nous cherchons des points de repères. Notre première excursion nous mène à Mijas, petit village andalou, peu peuplé. Toutes les maisons sont abondamment fleuries. C'est superbe. On constate qu'il n'y a aucune circulation et que les habitants se terrent dans leurs maisons cubiques, embellies par un crépi d'une blancheur éclatante.

Mijas

Nous poursuivons notre excursion vers Ronda qui a pour particularité d'être bâtie dans un vaste amphithéâtre de montagnes, plus précisément sur une plate-forme entaillée par les gorges dites "Tajo" (coupure). Le site est grandiose. La gorge est profonde de 200 mètres et divise la ville en deux quartiers. Du pont qui réunit les deux quartiers de la ville, on profite d'une vue impressionnnante. Ronda est célèbre dans toute l'Espagne car elle permet à sept à huit mille aficionados d'assister aux arènes les plus anciennes, elles datent du XVIIIe s. C'est un fait connu que dans ces arènes, le célébre toréador El Cordobès a raté trois fois une mise à mort.

Manuel Benitez Perez dit "El Cordobes" face au taureau

C'est impressionnant par la beauté du site. Nous trouvons difficilement un endroit ombragé pour pouvoir pique-niquer en bénéficiant de la brise marine. En effet, la ville se situe à plusieurs centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer. 

    

Ronda

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15/03/2010

Andalousie (5) L. Drugmand

Andalousie (5) - Cordoue - Lucien Drugmand

Après la traversée de l'aride Castille et de ses merveilles, nous avons hâte d'arriver à Cordoue par une chaleur accablante. Après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous nous précipitons vers la mosqueé de Cordoue. Cité romaine florissante, mais hélas tombée en décadence, elle est prise par les Arabes en 711 et devient capitale musulmane sous le contrôle du Calife de Damas. Après les différends entre émirs, elle passe sous la dynastie des Ommeyades et devient extrêmement prospère durant trois cents ans environ. Peu après le califat espagnol disparaît et, en 1236, Cordoue est reconquise par les chrétiens.

La grande vogue des cordouaneries (cuirs repoussés à motifs polychromes) est utilisée par la décoration des murs et des sièges. Une autre spécialité est la confection de bijoux en filigrane d'or ou d'argent.

Cordoue a vu naître, au premier siècle de notre ère, les Sénèque, l'un rhéteur, le père, l'autre philosophe, le fils, qui fut précepteur de Néron.

Nous visitons la cathédrale qui, à l'origine, était une mosquée. Elle a été sans cesse agrandie. Ce vaste édifice comporte dix-neuf nefs et 850 colonnes, il a une longueur de 180 m et il est large de 128 m.

    

Cathédrale de Cordoue

La particularité du style de la cathédrale démontre l'évolution architecturale la plus variée. C'est au XVIe s. que fut construit le transept de la cathédrale. Au-dessus du transept, on est ébahi en découvrant à 80 ou 90 mètres de hauteur la coupole renaissance avec influences des arcatures mauresques. On accède à l'édifice par la Cour des Orangers (ils existent depuis le XVe s.) Dès l'entrée,  nous entrons dans la tour de la cathédrale qui contient le minaret primitif. Nous pénétrons à l'intérieur de la cathédrale qui ne contient en son centre que onze nefs. Les colonnes portent des arcs doubles de pierres blanches et de briques rouges. Sur la façade sud-ouest on admire la Porte du Pardon, de style mauresque et dominée par la tour renaissance du minaret (93 m de hauteur). La ville de Cordoue est remarquable par le nombre de maisons cubiques recouvertes d'un crépi blanc, surtout dans le Barrio (le vieux quartier). L'ensemble de la cathédrale est unique en Europe. 

 

A l'arrière de la cathédrale, on s'étonne de voir un pont romain jeté sur le Guadalquivir. Avant de quitter Cordoue, nous passons par la petite Place du Poulain, célèbre par sa fontaine, ornée à son sommet d'un poulain. Cervantès en parle dans Quichotte.      

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