31/10/2011

Maria Roscheda : 101 ans

MARIA ROSCHEDA, notre Doyenne

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Maria Roscheda et ses trois enfants, Michel, Christa et Brigitte

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Maria Roscheda : 101 bougies

 

Née le 29.10.1910 à Aix-la-Chapelle

Je n’aime guère m’exprimer sur ma vie. Je consens à faire quelque chose, mais quelque chose de bref, le plus bref possible.

Je suis née à Aix-la-Chapelle, en Allemagne, le 29 octobre 1910. Je suis l’aînée d’une famille de six filles. Elles s’appelaient Catherine, Gertrude, Thérésia, Agnès et Barbara. Agnès a aujourd’hui 92 ans et vit toujours à Eupen..Papa, qui était soldat, a conçu ses enfants durant ses permissions. Il est décédé alors que j’étais très jeune. Il a, hélas, succombé à la grippe espagnole trois jours après son retour de la guerre. Maman s’appelait Anna. Papa, Hubert.

Bien entendu, vous concevez que ces souvenirs sont très lointains.

J’ai épousé en 1937 Jean Pankert. Il est décédé en avril 2004. Nous avons eu une très longue vie commune. Mon mari a longtemps dirigé une importante entreprise qui fabriquait à la fois des matelas et des sièges d’automobiles. La crise de 29 a constitué une terrible épreuve. Notre entreprise a compté jusqu’à 300 ouvriers.

Mon époux et moi avons eu trois enfants. Michel (il a aujourd’hui 71 ans et vit au Canada, dans un superbe appartement  sur les rives du Lac Memphrémagog), Christa (qui vit à Spa) et Brigitte (établie à Dinant).

En 1957, nous entreprenons un long voyage vers le Canada et nous nous établissons pour une durée de six années  dans la province de Québec.. Durant ce temps, mon mari a voyagé et prospecté dans toute l’Amérique du Nord pour le compte de firmes américaines et tenait un comptoir immobilier.

Avant mon mariage, j’avais entrepris l’étude des langues avec un professeur en cours par correspondance. Il ne pouvait en aller autrement. Il fallait que je vinsse en aide à Maman qui se retrouvait seule à devoir assumer la charge d’une importante famille. Je suis devenue traductrice. Je pratiquais l’anglais, l’allemand et naturellement le français. J’ai travaillé une dizaine d’années. D’abord, pour le compte d’une filature verviétoise,  je gérais et traduisais la correspondance avec des fournisseurs australiens (en anglais) et avec une firme établie en Afrique du Sud et gérée par des Allemands.

Après mon mariage, j’ai tenu, pour l’entreprise de mon époux, les mêmes fonctions de gestion et traduction des échanges.

J’ai toujours été passionnée par l’écriture et j’ai longtemps été une fervente épistolière. (Mes problèmes oculaires ne me permettent plus d’entretenir cette passion). J’entretenais de nombreuses correspondances familiales et amicales.

J’aime la nature, les arbres fruitiers, les livres, l’étude, les voyages, la traversée des océans. J’ai aimé certaines villes : Washington, San Francisco, Montréal, Toronto, Québec. Je me souviens de l’hôtel du Château Frontenac à Québec. Magnifique endroit, un peu sombre toutefois. Du château Frontenac, on a une vue superbe en contrebas sur le Saint-Laurent, fleuve magnifique et très profond. J’ai la nostalgie de ce magnifique pays. Nous y avions une belle maison à Sherbrooke, avec des étés très chauds et des hivers froids. Mes rhumatismes avaient disparu là-bas, le climat était excellent, la neige y était merveilleuse.

Les traits dominants de mon caractère sont, je crois, le jusqu’au-boutisme, (ce que je commence, je le finis) et le sens du partage (j’aime partager).

16:17 Écrit par animation sainte-anne dans Anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0)

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