14/01/2011

Le Moulin à eau de Rahimont-Bertogne

Le Moulin à eau de Rahimont-Bertogne

par Jacques Diez 

 

(épisode 1)

 

Mes grands-parents sont arrivés en 1933 à Rahimont-Bertogne (à 13 km de Bastogne). Ils se sont installés au moulin.  Mon grand-père avait été gardien de sécurité à la Tuilerie de Martelange. Le couple a eu sept enfants dont trois ont vécu (Maman qui s'appelait Clémence, Eugène - qui reprendra un moulin à eau au Grand-Duché, à Boulaide - et Anna - qui a suivi des cours de couture à l'Ecole de Formation).

 

Dans les enfants décédés du couple, il y avait deux fils et une fille qui est morte noyée dans la rivière du moulin qui s'appelait la Rouette. Les deux garçons sont morts de maladie, l'un à 16 ans, l'autre à 17 ans.

 

Mon grand-père faisait tout le travail au moulin. Recevoir les clients, décharger les sacs de blé, d'épeautre, d'avoine, etc, transmettre le grain via les trémies dans le système mécanique de broyage du moulin, recueillir la farine et la mettre en sac. La mise en sac distinguait deux éléments : la farine et le son. Le son était utilisé pour la nourriture des animaux.  Au bout du broyeur, il y avait un grand tamis de trois mètres. Et ces grands tamis provenaient tous de Mons où se trouvait le fabricant, le seul, au demeurant.

Indépendamment de ses activités de meunier, mon grand-père était menuisier-charpentier ce qui lui permettait en activité complémentaire d'exercer un second métier pour faire vivre sa famille. Ce sont ses diverses connaissances et compétences qui lui ont permis d'entretenir le moulin en parfait état.

Le moulin à eau fonctionnait avec une arrivée d'eau prélevée dans la Rouette, par une système de vannes étendu sur quatre kilomètres. Au bout, l'eau tombait dans un bassin qui avait deux activités : réservoir pour le moulin et réservoir pour la laverie (nettoyage du linge et des vêtements de la famille). Dans ce plan d'eau, outre l'entrée signalée plus haut, il y avait deux autres ouvertures, une permettant d'éliminer les eaux lorsque le moulin ne fonctionnait pas et l'autre qui s'ouvrait pour mettre le moulin en mouvement. Là, quand l'eau quittait la roue, elle rejoignait la Rouette. Via la roue, c'était une distribution constante d'eau par l'intermédiaire de sabots. Cela actionnait la roue et l'arbre principal (constitué d'un tronc de 90 cm) transmettait les forces au moulin. Toute la machinerie qui actionnait les accessoires (les roues dentées plus grandes les unes que les autres) se trouvait au niveau cave. La machinerie se subdivisait en deux éléments : l'un destiné au broyage entre deux roues de pierre, l'autre destiné au broyage spécifique de l'avoine. Ces roues de pierre devaient être entretenues de façon naturelle, manuelle et régulière par mon grand-père. Ce travail consistait à marquer les pierres avec un poinçon. C'était un travail énorme et qui réclamait une grande dépense d'énergie. Il fallait, l'une après l'autre, suspendre les pierres à l'aide d'une grue située au grenier et qui guidait le dispositif vers les meules

 

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D'abord, deux vues du moulin de Rahimont apaprtenant à mon grand-père. Ensuite, mon grand-père Joseph Perrad (propriétaire du moulin) et ma grand-mère (Elisabeth Backes). Lui est né en 1879 et décédé en 1966. Elle est née à Bodange en 1881 et décédée au Moulin de Rahimont en 1958.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10:46 Écrit par animation sainte-anne dans Jacques Diez | Lien permanent | Commentaires (0)

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