08/07/2010

Madeleine BONTEMPS - Parcours

Le messager n°10 (juillet 2010) vient de sortir. Il comporte un hommage à Christiane Dupont, un première présentation d'Irène Granjean, l'article (que nous reproduisons ici) consacré à Madeleine Bontemps, un récit de Lucien Drugmand (Madère), un article sur notre première sortie au jardin en groupe et les recensions des anniversaires de juin et de juillet.

Madeleine BONTEMPS : Un Parcours

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Madeleine Bontemps, que nous vous avons déjà très sommairement présentée dans le numéro 8 de notre revue, nous livre, au cours d’un très cordial  entretien, quelques balises de son parcours. Par principe, elle n’est guère encline aux confidences mais, affable, consent à évoquer pour nous quelques-unes des grandes lignes de son cheminement.

 

Fille d’un père Inspecteur de l’Enseignement et d’une mère qui élevait ses six enfants (trois filles, trois garçons), Madeleine Bontemps est née en juin 1921.

 

Elle a successivement mené ses études à Notre-Dame à Dinant et ensuite, durant quatre ans, aux Ursulines (Ecole Technique Supérieure) à Namur. Elle a arrêté son choix sur la section Technique/Couture. Son père tenait à ce que tous ses enfants eussent un diplôme. Personne, répétait-il, n’a jamais eu à se plaindre de posséder un diplôme.

 

Madeleine Bontemps se souvient qu’aux Ursulines régnait un agréable climat qui fut toutefois compliqué par l’arrivée de la guerre. Elle fréquenta en effet les Ursulines entre 1937 et 1941. Elle y était pensionnaire et rentrait à la maison une fois tous les quinze jours. Elle se souvient que le pensionnat namurois était situé en face des Facultés et que la présence des étudiants était l’occasion d’un certain divertissement et de taquineries bien candides. La guerre engendra évidemment des restrictions et il fallait, nous dit Madeleine Bontemps, engager toute son énergie pour réussir ses études. Ce qu’elle fit.

 

Sa mère décède prématurément, à l’âge de cinquante-cinq ans.

 

Madeleine se marie en juillet 1945. De cette union naîtront deux fils : Jean-Louis et Christian, qui deviendront l’un ingénieur et l’autre informaticien.

Le premier janvier 1962, Madeleine perd son époux, Jean Marchal, alors qu’il a quarante ans et elle se retrouve seule avec deux enfants. C’est à cette époque que commence sa carrière d’enseignante. En fait, elle n’a enseigné qu’à la suite du décès de son époux, par obligation, afin de subvenir à l’éducation de ses deux fils.

 

En 1962, Madeleine enseigne dans la section professionnelle et commerciale. Elle a pour élèves des jeunes filles âgées de 16 à 18 ans.

 

En 1972, Notre-Dame fusionne avec l’Institut Libre Georges Cousot. En 1975, Madeleine Bontemps assure la direction de la Section filles de l’Institut Cousot. Elle va assurer cette direction jusqu’en 1985, date à laquelle elle devra suspendre ses activités pour des raisons de santé.

 

Je pose ensuite quelques questions à Madeleine Bontemps.

 

- Quel genre de professeur étiez-vous ? 

- J’étais, je crois, un professeur exigeant. Mais je n’étais pas une personne hargneuse. J’ai gardé de très bons rapports avec mes élèves. Elles sont heureuses, si j’en crois ce qu’elles me disent, des conseils que je leur prodiguais à l’époque. Des infirmières auxquelles j’ai enseigné exercent encore à Saint-Vincent aujourd’hui. Vous savez, je n’aime pas me lancer des fleurs, ça ne se fait pas. Mais j’ai pris mon travail très à cœur.

 

- Que pensait-on de vous en tant que directrice ?

Je n’ai pas entendu de critiques pendant l’exercice de mes responsabilités. Au départ, je ne souhaitais pas cette carrière, je ne souhaitais pas enseigner. Les circonstances m’ont en quelque sorte contrainte à assumer une carrière. Une fois que je me suis engagée, je l’ai fait avec sérieux, avec le sens des responsabilités

 

Aujourd’hui, vous êtes à la tête d’une importante famille ?

 

- Oui, en effet, mes enfants ont eu des enfants qui à leur tour sont devenus parents. Jean-Louis a deux enfants, Anne-Laure qui est médecin en Suisse et Arnaud qui travaille dans la restauration. Christian, lui, a trois enfants. Jean-Christophe qui est gestionnaire dans une immense chaîne de garages et deux jumelles qui, au demeurant, ne se ressemblent pas du tout.  Géraldine est infirmière à Cognac, en France. Une année durant, elle a eu la chance de travailler à Tahiti où elle pouvait, durant ses temps libres, pratiquer la plongée. Anne-Sophie qui a suivi des études de sciences politiques et sociales passe l’agrégation pour enseigner.

 

11:01 Écrit par animation sainte-anne dans Le Messager | Lien permanent | Commentaires (0)

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