30/04/2010

Anniversaires Avril 2010

 

Ce vendredi 30 avril, on célébrait les anniversaires de Monique HENROT, Marie GILLARD, Krystyna KRZEMINSKA, Huguette EVRARD.

SL707751

Jean et Monique

SL707754

Mimie, rose parmi les fleurs

SL707755

Huguette Evrard reçoit son bouquet dans sa chambre

SL707759
 

15:58 Écrit par animation sainte-anne dans Anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0)

28/04/2010

Virginie Vandurme

Virgine Vandurme est décédée cette nuit

Pour elle, pour faciliter son envol, pour agrémenter son voyage, des fleurs des champs, des oiseaux, des lacs, des arbres, des fruits.

   

Copie de SL707739

  

Virginie Vandurme, arrivée chez nous en toute fin de vie, est décédée vers 23.30 ce mardi 27 avril. Nous n'avons pas eu le temps de faire sa connaissance. On nous a parlé de l’immense courage, de la grande vaillance de cette femme dont la vie a été traversée par la tragédie (elle a perdu ses deux filles). Elle avait un puissant sens de la famille et vivait entourée de la très chaleureuse affection de ses petits-enfants. Un grand amour, une grande ferveur les liait à elle. Nous adressons à notre ami et collègue Laurent, son petit-fils, un signe de profonde sympathie. 

12:24 Écrit par animation sainte-anne dans Mémorial | Lien permanent | Commentaires (0)

Jean Weber : LE VOTIS et la famille (Jean Weber, Batelier, suite)

Le petit dossier photographique ci-joint illustre l'article en page précédente : Jean Weber, Batelier

Transmis de père en fils, Le Votis, avec, à son bord, la Maman, Fernande, les deux enfants, Régine et Jean, le Papa, Albert. Le Votis deviendra le bateau de Jean.

SL707742

SL707740

SL707750

Premier bateau du père de Jean, "La Marie". A bord, on reconnaît les mêmes.

 

La descendance de Jean Weber

SL707746

De gauche à droite, Michel, Patrick, Christiane, Jean-Claude, Albert, Patricia, Bernard, Bernadette et Pucette

SL707997

Jean et son épouse Josiane

10:38 Écrit par animation sainte-anne dans Weber Jean | Lien permanent | Commentaires (0)

27/04/2010

Jean WEBER, Batelier

Jean Weber, batelier

SL706979
 

Jean Weber est entré chez nous le 13 avril 2010. Il évoque pour nous sa vie professionnelle de batelier.

 

Le bateau sur lequel je travaillais s’appelait Le Votis. Il appartenait à mon père, batelier lui aussi. Nous transportions charbon, sable, bois, blé, gravier. Bon, il fallait prendre bien des précautions pour les marchandises périssables ou fragiles en raison des intempéries. On naviguait partout, là où il y avait de l’eau. J’ai fait l’école des bateliers à Namur, pour apprendre le métier, jusqu’à quatorze ans. Mon père avait débuté avec un bateau de bois, Le Marie, mais il a progressé, Le Votis était un bateau de fer, il pouvait contenir une charge de 300 tonnes. Sur le bateau de bois, il fallait goudronner toute la coque, au moins une fois l’an. C’était une exploitation familiale. Par exemple, on prenait un transport de charbon à Charleroi pour aller à Saverne en Alsace. On a chargé du blé sur la Marne. Quand mon père est décédé, j’ai repris le bateau. J’ai navigué sur la Sambre, la Meuse, l’Escaut, la Marne, le canal Albert, le canal de Bourgogne, la canal de la Marne au Rhin, le Rhin.  

Nous avons encore connu, lorsque j’étais très jeune, les chevaux qui hâlaient les péniches. Cette tâche s’est aussi effectuée avec des mulets. Mes parents ont connu ça.

Quand je me suis marié, je naviguais avec mon épouse, Josiane, et un ouvrier.

On a connu quelques coups durs, la glace, les accrocs. Dans la famille, tout le monde devait savoir piloter et tenir le gouvernail.

Nous avons eu, mon épouse et moi, neuf enfants, six garçons, trois filles. Elle aussi pilotait quand c’était nécessaire.

J’ai des enfants qui sont bateliers : Bernard, Jean-Claude, Bernadette, Patrick, Michel, Christian, Patricia, Chrsitiane, Albert. J’ai une sœur, elle s’appelle Régine, elle a aussi épousé un batelier. C’est normal, on reste entre bateliers.

L’eau, ça me manque, c’était mon élément. Une fois, je me souviens, j’ai trébuché, je suis passé par-dessus bord, j’avais 16 ou 17 ans, c’est mon père qui m’a repêché.

Question travail, on n’avait pas d’heures. C’était pratiquement un travail interrompu. C’était notre maison, on cuisinait, on se lavait, on dormait et surtout on travaillait. Le travail était lourd. Les vacances étaient plutôt rares. On réparait nous-mêmes, on faisait la mécanique. Parfois, à l’hiver, on était pris dans la glace. C’étaient des poêles à charbon qui chauffaient le bateau. Je ne quittais jamais le bateau. On logeait dans l’arrière, on avait des chambres, malgré tout, c’était spacieux. Les enfants allaient à l’Ecole des Bateliers, à Namur. En vacances, on allait à Hagondange, dans la Moselle, entre Thionville et Metz, on avait de la famille.

Quand on arrivait au port, on était attendu par le propriétaire de la marchandise. Parfois, ça pressait, parfois pas. On allait en Suisse, Allemagne, Belgique, Luxembourg, Autriche, Hollande, France. Ensuite, on était contacté par les affréteurs et on reprenait une nouvelle charge.

J’ai travaillé jusqu’à l’âge de 67 ans.

On en parle, on se remet en mémoire le beau temps, le mauvais temps.

10:26 Écrit par animation sainte-anne dans Weber Jean | Lien permanent | Commentaires (0)

15/04/2010

Madère (fin) L Drugmand

Madère (fin) Lucien Drugmand

Nous entamons le dernier jour d'îliens avec un peu de nostalgie puisque nous quittons une île paradisiaque, exceptionnelle par sa diveristé ; les plages, les villas entourées de jardins multicolores, des routes sinueuses fleuries à souhait, longeant l'océan en corniche ou plongeant dans un paysage à la fois boisé et couvert de vignobles.

Au cours de cette dernière journée, nous flânons en faisant un peu de shopping. Nous avons quand même l'occasion de visiter le couvent de Santa Clara dans lequel nous découvrons le monument funéraire qui surplombe la tombe du découvreur de l'île, Zarco. Zarco a découvert cette île avec Tristao Vaz Teixeira. Ils étaient frères d'armes et écuyers de l'Infant Don Henrique du Portugal. Il ne faut pas oublier que ce sont eux qui ont ouvert la voie aux découvertes célèbres du monde. C'étaient en 1419 (Christophe Colomb, pensant découvrir la route des Indes, aborde sur la première île des Caraïbes en 1492). Nous remontons du centre ville vers le Savoy en vue de nous offrir un grand dîner au Grill room, restaurant de luxe situé au neuvième étage d'où nous découvrons les illuminations de Funchal, de l'océan (garni de yachts) et des villages de l'arrière-pays. Par après, et au même étage, nous nous rendons au "Galaxy", la boîte de nuit de l'hôtel où nous assistons à un spectacle folklorique et, avec les autres convives, nous prenons part à la soirée dansante organisée par l'hôtel. Il était temps, raisonnablement, de regagner nos chambres car le lendemain, nous devions, dès 4h00 du matin, regagner l'aéroport pour rallier notre pays.

madere-43carte
  

10:50 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

14/04/2010

Madère : fin du tour de l'île - L. Drugmand

Madère (suite 2)

 

le travail de l'osier à Camacha

Machico

Le taxi nous conduit le long de la côte, cap à l'est. La route est excellente, toujours bordée de fleurs (hortensias, fuchsias) et nous arrivons en vue du phare qui sépare la côte africaine de Madère. La nature est très sauvage par sa végétation mi-tropicale. Nous descendons la côte ouest pour arriver à Machico, une station très estivale à l'abri des vents de l'océan. On y voit notamment un complexe touristique de construction récente. Par la suite, nous entrons dans l'intérieur de l'île et parvenons à Camacha. C'est l'ancienne capitale de l'île et de l'osier. En effet, dans toutes les rues, les habitants tressent l'osier et le saule pour confectionner des paniers, des sacs, des chaises, des fauteuils, des cache-pot, etc. Bref, une foule d'objets connus dans le monde entier.

Les traîneaux en osier de Monte à Funchal

De là, nous regagnons Funchal après cette journée mémorable. Après une journée de "repos", nous avons repris un taxi qui nous a conduits à Terreiro da Luta (900 m d'altitude) d'où nous apercevons une vue magnifique sur Funchal et admirons le monument de Zarco. Nous descendons à pied sous une voûte de pins parasols et d'eucalyptus pour parvenir au Monte (550 m) d'où nous admirons un parc superbe par la variété des fleurs que nous y observons. Du Monte nous accédons au parking des traîneaux et nous montons dans un "engin" en osier orienté de gauche et de droite par un guide et nous dévalons vers Funchal à toute vitesse sur une route pavée de galets arrondis par la force des marées. Après quoi nous invitons nos guides à venir prendre l'apéro. L'après-midi, nous la consacrons à la visite de la maison du tourisme ainsi qu'à la halle aux poissons.

 

Mémorial de Zarco

11:02 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

13/04/2010

Lucien Drugmand : Madère (suite)

Madère (suite)

L'île de Madère n'est pas appelée la perle de l'Atlantique en vain. Avant de poursuivre l'excursion autour de l'île, je désire insister sur ses particularités. L'île, étant à l'origine volcanique et située dans l'Atlantique à l'ouest des côtes africaines, est arrosée à certains moments par les nuages venant des Açores. Les habitants ont été forcés de construire environ 30.000 km de "levadas", petits canaux qui servent à alimenter une multitude d'étages qui permettent la culture des fruits, des fleurs, de la canne à sucre, des vignobles et abreuvoirs pour le bétail. Les "levadas" servent aussi à apporter la fraîcheur à la végétation semi-tropicale. Parmi les fleurs, signalons la présence de nombreux estrelizias (la fleur perroquet). Sur une même fleur, on voit du vert, du bleu, de l'orange.

Enfin, un mot sur le coq de Barcelos, un coq très amusant et qui est pourtant le symbole de la justice. Il est en terre cuite, peint de couleurs vives, sa crête est écarlate, ses ailes bigarrées et il proclame le triomphe du bien sur le mal. Son origine se perd dans la nuit des temps. Un jeune homme avait été condamné à la potence. Il invoquait Notre Dame et saint Jacques. Il attendait un miracle. Ses juges lui accordèrent une ultime audience lors d'un diner. Il déclara : "Si je dis la vérité, ce coq qui est dans le plat va se lever et se mettre à chanter". A la stupeur générale, la volaille, les ailes encore couvertes de légumes, se dressa et se mit à pousser un vibrant cocorico. Le jeune homme rappela ainsi que les jugements peuvent être injustes. On éleva un monument de pierre à Barcelinhos. Par la suite, ce témoignage fut transféré au musée archéologique de Barcelos. 

11:20 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)