13/04/2010

Lucien Drugmand : Madère (suite)

Madère (suite)

L'île de Madère n'est pas appelée la perle de l'Atlantique en vain. Avant de poursuivre l'excursion autour de l'île, je désire insister sur ses particularités. L'île, étant à l'origine volcanique et située dans l'Atlantique à l'ouest des côtes africaines, est arrosée à certains moments par les nuages venant des Açores. Les habitants ont été forcés de construire environ 30.000 km de "levadas", petits canaux qui servent à alimenter une multitude d'étages qui permettent la culture des fruits, des fleurs, de la canne à sucre, des vignobles et abreuvoirs pour le bétail. Les "levadas" servent aussi à apporter la fraîcheur à la végétation semi-tropicale. Parmi les fleurs, signalons la présence de nombreux estrelizias (la fleur perroquet). Sur une même fleur, on voit du vert, du bleu, de l'orange.

Enfin, un mot sur le coq de Barcelos, un coq très amusant et qui est pourtant le symbole de la justice. Il est en terre cuite, peint de couleurs vives, sa crête est écarlate, ses ailes bigarrées et il proclame le triomphe du bien sur le mal. Son origine se perd dans la nuit des temps. Un jeune homme avait été condamné à la potence. Il invoquait Notre Dame et saint Jacques. Il attendait un miracle. Ses juges lui accordèrent une ultime audience lors d'un diner. Il déclara : "Si je dis la vérité, ce coq qui est dans le plat va se lever et se mettre à chanter". A la stupeur générale, la volaille, les ailes encore couvertes de légumes, se dressa et se mit à pousser un vibrant cocorico. Le jeune homme rappela ainsi que les jugements peuvent être injustes. On éleva un monument de pierre à Barcelinhos. Par la suite, ce témoignage fut transféré au musée archéologique de Barcelos. 

11:20 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

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