23/03/2010

Andalousie (10) L. Drugmand

Andalousie (10) - Lucien Drugmand

Par une route très sinueuse, le car nous conduit au bout de la presqu'île au mont Hacho qui entoure la forteresse historique. L'origine de sa construction date du temps des Vandales qui furent les premiers à traverser le détroit de manière significative. C'est en 1415 que la ville est reconquise par les Portugais et devient une place forte. En 1578, Philippe II, monarque d'Espagne, s'empare d'une partie de la côte marocaine et, depuis lors, Ceuta est ville espagnole. L'Espagne, depuis lors, garde jalousement cette place forte. Au cours de ces dernières années, la ville a été rajeunie et la population a augmenté dans de fortes proportions. Aujourd'hui, c'est un port franc et une des villes les plus prospères du littoral. Mis à part ces quelques notions historiques, Ceuta ne présente pas d'intérêt majeur. C'est du haut du mont Hacho que l'on peut admirer la ville, le port et le détroit. Nous avons parcouru le souk avant de reprendre le ferry et, comme souvenirs, nous avons marchandé le prix de deux petits tambourins de terre cuite ornés de quelques floches multicolores. Nos deux heures de liberté prenant fin, nous avons repris le ferry jusqu'à Algéciras et, en voiture, nous avons regagné notre Parador par la route côtière. Dès le début, nous contournons la baie de Algéciras et avec nostalgie le grand rocher que nous n'avons pu visiter. C'était une époque de tension politique. Nous sommes en 1971. Nous prenons un temps d'arrêt à Marbella, à l'ombre des palmiers d'une terrasse. Nous admirons les magnifiques villas très fleuries et garnies de pins, d'eucalyptus et d'orangers. Ensuite, en cette fin d'après-midi, nous rentrons, enchantés de notre excursion qui reste un souvenir inoubliable en raison de la découverte du détroit de Gibraltar. Hélas, trois fois hélas, l'heure du retour va bientôt sonner et, d'un commun accord, étant donné la chaleur, nous décidons de prendre la route du retour par le littoral méditerranéen. Dans le courant de l'avant-midi, nous arrivons à Motril et nous avons la curiosité d'aller voir la résidence d'été de nos souverains. Ensuite par Almeria et Murcia nous parvenons à Elche. Cette petite ville doit son caractère à ses magnifiques palmiers, certains sont centenaires. Elche doit aussi sa renommée à la fête de l'Assomption qui rassemble des groupes d'un grand intérêt folklorique qui participent au "mystère" d'Elche. Un buste de la vierge, placé sur une colonne, a pris nom de "La Dame d'Elche". C'est un des plus beaux joyaux qu'ait produit la terre d'Alcidia Illicitana. Elle est l'ambassadrice mondialement connue de l'art hispanique.

  

La Dame d'Elche

10:54 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

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