15/03/2010

Andalousie (5) L. Drugmand

Andalousie (5) - Cordoue - Lucien Drugmand

Après la traversée de l'aride Castille et de ses merveilles, nous avons hâte d'arriver à Cordoue par une chaleur accablante. Après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous nous précipitons vers la mosqueé de Cordoue. Cité romaine florissante, mais hélas tombée en décadence, elle est prise par les Arabes en 711 et devient capitale musulmane sous le contrôle du Calife de Damas. Après les différends entre émirs, elle passe sous la dynastie des Ommeyades et devient extrêmement prospère durant trois cents ans environ. Peu après le califat espagnol disparaît et, en 1236, Cordoue est reconquise par les chrétiens.

La grande vogue des cordouaneries (cuirs repoussés à motifs polychromes) est utilisée par la décoration des murs et des sièges. Une autre spécialité est la confection de bijoux en filigrane d'or ou d'argent.

Cordoue a vu naître, au premier siècle de notre ère, les Sénèque, l'un rhéteur, le père, l'autre philosophe, le fils, qui fut précepteur de Néron.

Nous visitons la cathédrale qui, à l'origine, était une mosquée. Elle a été sans cesse agrandie. Ce vaste édifice comporte dix-neuf nefs et 850 colonnes, il a une longueur de 180 m et il est large de 128 m.

    

Cathédrale de Cordoue

La particularité du style de la cathédrale démontre l'évolution architecturale la plus variée. C'est au XVIe s. que fut construit le transept de la cathédrale. Au-dessus du transept, on est ébahi en découvrant à 80 ou 90 mètres de hauteur la coupole renaissance avec influences des arcatures mauresques. On accède à l'édifice par la Cour des Orangers (ils existent depuis le XVe s.) Dès l'entrée,  nous entrons dans la tour de la cathédrale qui contient le minaret primitif. Nous pénétrons à l'intérieur de la cathédrale qui ne contient en son centre que onze nefs. Les colonnes portent des arcs doubles de pierres blanches et de briques rouges. Sur la façade sud-ouest on admire la Porte du Pardon, de style mauresque et dominée par la tour renaissance du minaret (93 m de hauteur). La ville de Cordoue est remarquable par le nombre de maisons cubiques recouvertes d'un crépi blanc, surtout dans le Barrio (le vieux quartier). L'ensemble de la cathédrale est unique en Europe. 

 

A l'arrière de la cathédrale, on s'étonne de voir un pont romain jeté sur le Guadalquivir. Avant de quitter Cordoue, nous passons par la petite Place du Poulain, célèbre par sa fontaine, ornée à son sommet d'un poulain. Cervantès en parle dans Quichotte.      

10:55 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

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