29/01/2010

Célébration des anniversaires décembre 09 et janvier 10

Ce vendredi, nous avons célébré les anniversaires de décembre 2009 et janvier 2010. Paule Laffont, Léonie Gilbert, Hélène Cordy, Albertine van Drunen, Germaine Cravatte, Maurice Guilmin, Alberte Laloux, Emilie Rodrique, Germaine Tilkin, Caterina Piras, Albert Dinon, Camille Defrance, Renée Balfroid, Yvonne Paquet et Odette Malaise.

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Odette et Hélène et nos deux charmantes stagiaires et hôtesses, Carole-Anne et Naomi

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Albert

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Alberte

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Albertine

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Yvonne

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Germaine

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Emilie

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Germaine

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Léonie et Léon

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Caterina

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Maurice

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Paule

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Renée

15:54 Écrit par animation sainte-anne dans Anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0)

Les Alpes Dinariques

Les Alpes Dinariques (1) (Yougoslavie) - Lucien Drugmand (Les Voyages)

 

(Alpes dinariques : massif montagneux des Balkans dont le nom est issu du mont Dinara)

 

 

 

Zagreb

 

Nous sommes en 1970 et déjà nous sommes curieux de connaître l'Europe de l'Est. C'est ainsi que nous avons mis le cap sur la côte yougoslave de la Mer Adriatique. Nous partons tous les quatre en voiture vers Strasbourg, Karlsruhe, Münich et Salzburg. Quelques kilomètres au sud, nous faisons étape à Hallein, en Autriche, à la Schwarzbrau située sur la grand-place. Après une nuit de repos bien mérité (nous avions parcouru 922 km), nous reprenons la route nationale qui conduit vers la Yougoslavie. A la gare de Gastein nous montons toujours en voiture sur un wagon et nous traversons le Tauerntunnel (29 km) pour déboucher sur la route qui nous mènera en Yougoslavie par le Col de Vürtzen et nous filons par l'autoroute sur Ljubliana  et Zagreb. Au cours de ce trajet, nous nous sommes aperçus que nous longions la Save. C'est une rivière peu profonde mais très large dans laquelle pataugent des milliers de grues d'une blancheur immaculée. C'est dans cette belle ville de Zagreb que nous passons la nuit, à l'Hôtel Central, non loin de la gare. A l'époque, la ville compte tout de même 750.000 habitants, elle est la capitale socialiste de la Croatie. C'est le centre économique du pays. Le lendemain nous poursuivons sur l'autoroute qui conduit à Belgrade.

 

 

Banja Luka

 

C'est à environ 30 km, à une sortie de l'autoroute (Okukani), que nous plongeons au travers les Alpes Dinariques et nous pique-niquons à Banja-Luka dans un parc très ombragé sur le bord duquel on a érigé une mosquée. Nous sommes au mois d'août, il fait environ 25 à 27°. C'était la première mosquée que nous avions l'occasion de voir. La hauteur du minaret nous a impressionnés. Nous parvenons à la ville de Jace. Après avoir traversé une région très sauvage et les gorges de la Vrbas. De chaque côté de la rivière et de la route qui la longe nous semblons enfermés entre deux falaises de deux cents à trois cents mètres. le ciel semble s'être obscurci. La rivière est resserrée par endroits et dès lors devient tumultueuse. La route passe dans différents tunnels. A Jace, qui est traversée par la Pliva et le Vrbas, le site principal est constitué par la chute d'eau de la Pliva, d'une hauteur de vingt mètres environ. vraiment impressionnant. A peine sortis de la ville, nous admirons une vingtaine de moulins à eau en bois. Ils sont réunis autour de petites cascades.

 

Nous avons poursuivi notre route par Tavnik, Zenica pour arriver à l'étape projetée : Sarajevo.

 

 

Sarajevo

 

L'entrée à Sarajevo est vraiment étonnante car nous entrons vraiment dans l'orient. La ville s'étend sur les deux rives de la Miljacka qu'enjambent une dizaine de ponts. Pour rappel, sur l'un de ceux-ci, le patriote Princip assassina en 1914 l'archiduc d'Autriche François-Ferdinand, en visite officielle. Cet événement déclencha la première guerre mondiale. La ville a la particularité de rassembler les vestiges des civilisations anciennes slaves et turques. Nous sommes avides de pouvoir visiter une mosqueée.

 

 

Sarajevo

 

L'une des plus remarques est la mosquée du Bey (XVIe s.) Elle ressemble à la mosquée Aja-Sophie d'Istanbul. Pour entrer dans la mosquée, on nous invite à nous déchausser et à enfiler des pantoufles blanches. L'intérieur de la mosquée de Sarajevo présente diverses particularités. Le sol est recouvert de tapis multicolores sur lesquels les Musulmans prient chaque jour. Sur les côtés également, chacun des quatre murs montre des tapis sur lesquels sont imprimés une multitude de versets du Coran. Sur le côté droit, un escalier d'une trentaine de marches aboutit à un ambon d'où l'imam commente les écritures. Du plafond descendent une trentaine de luminaires dans lesquels de petits cierges sont censés éclairer la mosquée. Au sortir de la mosquée, nous remarquons la tour de l'horloge, une école turque, une vieille auberge turque et des maisons à l'architecture orientale. Nous avons parcouru le souk de Sarajevo, véritable marché d'objets hétéroclites et, bien sûr, de denrées alimentaires. Sur une des places principales se trouve un immense kiosque à coupole qui sert d'abris à une multitude de pigeons qui agrémentent le passage dans le site. On rencontre ça et là plusieurs groupes de femmes qui se réunissent près de certains puits et profitent de l'occasion pour se raconter les nouvelles du jour. Elles sont habillées de robes très colorées selon le quartier auquel elles appartiennent. 

 

 

Attentat de Sarajevo perpétré par Gavrilo Princip

 

 

La domination turque a duré cinq siècles et a été remplacée par l'arrivée des Autrichiens. 

 

Le lendemain, nous poursuivons nos découvertes vers Mostar (130 km, au sud). Ce parcours est jalonné de panoramas à couper le souffle. Nous traversons un tunnel qui nous permet de joindre la Vallée de la Neretva. La route nous conduit vraiment vers l'Adriatique. Le climat méditerranéen s'affirme à mesure que l'on approche de la mer. Après avoir longé la rive du grand lac de Jablanica, la route s'enfonce dans le profond canyon sauvage. On remarque que la rivière a créé son chemin par suite de l'érosion des eaux, de la neige et des vents. Des habitants profitent des chutes d'eau pour faire tourner les broches sur lequelles rôtissent de jeunes agneaux. Sur un mini-parking nous décidons de nous attabler et de goûter une cuisine vraiment régionale. Des côtes d'agneaux, des pommes de terre en chemise, du pain. Le repas est agrémenté d'un vin local un peu rude mais agréable à déguster. L'ambiance est vraiment pittoresque. Et nous voilà à l'entrée de Mostar.

 

 

Le Pont de Mostar

 

Mostar : petite ville de 60.000 habitants qui s'étend sur les deux rives de la Neretva dans une vallée encaissée.  C'est une des villes les plus chaudes de Yougoslavie car les roches réchauffent la vallée toute l'année par la chaleur accumulée durant l'été. La curiosité phare de Mostar est bien sûr le pont de pierre en dos d'âne. Il n'a qu'une seule arche dont la travée mesure environ trente mêtres. Hauteur : 28 mètres. Il fut construit en 1566 sous le règne de Suliman le Magnifique. De Mostar, nous continuons notre plongée sur l'Adriatique en longeant la Neretva. C'est à Metlovic que nous abordons l'Adriatique. Non loin du rivage, on peut admirer un chapelet d'îles dont toutes sont abondamment boisées. Il est 16.00, nous ralentissons de manière à jouïr des beautés de la côte. Peu avant Dubrovnik, à Tristeno, petit village en bordure de mer, nous arrivons sur la grand-place très ombragée et prenons le temps de nous désaltérer. Il fait très chaud. Quelques kilomètres plus loin la route arrive à la porte nord de Dubrovnik. La ville est ceinturée par une muraille très épaisse qui, du côté mer, surplombe les rochers qui émergent. Nous nous rendons à l'appartement situé sur la route sud où le propriétaire nous attend, nous sert un drink et nous fait admirer du premier étage le point de vue magnifique. Nous contemplons ainsi la ville de Dubrovnik située sur une presqu'île, le port et la petite île de Lokrum. Il est 18.00 et avant de nous installer, nous avons hâte de nous rendre en ville, cinq cents mètres plus bas. 

 

   

 

Dubrovnik

 

Pour entrer dans Dubrovnik, il n'y a que trois portes fortement défendues et au-dessus desquelles a été placée une statue de saint Blaise, le protecteur de la ville. Cette petite reconnaissance nous permet de constater l'absence en ville d'une boucherie, d'une boulangerie et des commerces de première nécessité. Force nous est donc de nous rendre à la sortie de Raguse (ancien nom de Dubrovnik) pour faire nos achats de victuailles. Le lendemain, repos sur place, nous allons reconnaître la ville d'une manière sommaire. En fait, nous cherchons nos repères. Après avoir franchi l'entrée fortifiée de la ville, nous longeons le couvent des dominicains, je crois, et nous débouchons sur la Placa, artère rectiligne et très large qui coupe Dubrovnik en deux parties. C'est au début de la Placa que l'on peut voir les principaux et beaux monuments. Et notamment, la Tour de l'Horloge construite en 1445, haute de 31 mètres, le Palais Sponza d'une architecture harmonieuse qui rassemble styles gothique et renaissance, le Palais du Recteur, du XVe s. A proximité, nous entrons dans la cathédrale qui garde un trésor de grande valeur : de très belles toiles de Dubrovnik sont attribuées à Le Titien, Raphaël, Piepolo. Parcourant La Placa, bordée de multiples commerces touristiques, nous parvenons au couvent des franciscains. Dès l'entrée, nous nous promenons dans le cloître voûté, à l'intérieur de la cour, on contemple les multitudes de parterres de fleurs et, dans le bâtiment principal, nous nous trouvons dans une des premières pharmacies d'Europe.   

11:16 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

28/01/2010

Albertine VANDRUNEN

Albertine van Drunen

 

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Mon père a travaillé aux Indes à Batavia. Il était très jeune. Il étudiait la langue malaise. Il écrivait des livres sur l'histoire et les artistes indiens. Jeune fille, Maman était aux Antilles. Les parents de ma mère exploitaient la canne à sucre.

 

Papa et Maman étaient cousins. Elle était dix ans plus jeune que lui. Ils se sont mariés en Hollande le 28 octobre 1921. C'était à Den Haag. Ils ont eu deux enfants, deux filles : Nyria et moi, Albertine Cornélie Teada van Drunen.

 

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Je suis née à Den Haag (La Haye). J'ai fait mes études à Den Haag. On ne disposait d'aucune liberté : étude et travail, un point c'est tout. Oh, je ne le regrette pas. Je préfère ce modèle à ce que l'on voit aujourd'hui. Quand mon père disait non, c'était non. Même chose pour ma mère. J'ai fait des études dans une école commerciale. Aujourd'hui, c'est devenu un restaurant, on y cuisine très bien, paraît-il. J'ai réussi mes études. Sans rire, mon rêve : j'aurais voulu être vendeuse dans un magasin de boules, bonbons, sucreries. Quand j'ai dit ça à mon père, il a refusé catégoriquement. Cela lui paraissait une profession incompatible avec notre rang. Pas question. Attention, mes parents étaient des gens adorables. Je les adorais, je les adore toutjours, au demeurant. Maman était styliste : robes, manteaux. Elle faisait tout pour ses enfants, un travail magnifique.

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Finalement, j'ai travaillé dans un bureau. Mon premier emploi, c'était une banque. je n'aimais guère le travail de bureau, je ne supportais pas d'être enfermée. Ensuite, j'ai travaillé dans une autre banque, toujours à Den Haag. Même chose, gérer des titres, des trucs que font les banques, affreux, ça ne m'a pas attiré. Ensuite, une troisième banque. Toujours le même boulot, ça me déplaisait, non, trois fois non, à vomir, insupportable. Ensuite, j'ai travaillé dans une entreprise d'exploitation du zinc à Den Haag. Cela me plaisait davantage. Le patron était un homme charmant. Il y avait des gens de mon âge. C'était gai. Le patron était aimable. Je remplissais des tâches administratives mais dans une ambiance de travail excellente, familiale. Je m'entendais bien avec l'épouse du patron, ses enfants, vraiment, des gens charmants. Ensuite, j'ai travaillé chez Deca, la firme de disques. C'était très gai. Toujours du travail administratif. j'ai fait un ou deux enregistrements, un vrai fiasco. Je me rappelle, ce n'était pas évident de parler dans le micro. Je n'y arrivais. J'étais intimidée. J'étais pressée, je riais. On s'amusait beaucoup. Quand on riait, j'étais là.

Mon mari s'appelait Georges Grégoire, il est né à Wépion, près de Namur. Je l'ai rencontré dans un dancing à Bruxelles. Non formions un groupe de trois ou quatre filles. Et il y avait toujours un jeune homme qui me regardait. Il a fini par m'inviter à danser. Je ne savais pas danser. Je me suis débrouillée. Il m'a réinvitée. Je n'ai jamais su danser. Nous nous sommes mariés le 29 juillet 1950 à Uccle. J'ai dû patienter un an, mon père n'était pas d'accord avec ce mariage. Il aurait préféré un avocat, un docteur, un riche bourgeois.

 

Mon époux travaillait dans l'immobilier : il achetait et vendait des maisons. Il s'occupait également des assurances. Nous avons eu deux enfants : Yves, journaliste spécialisé dans l'halieutique, France, employée. Quand je suis devenue mère de famille, j'ai cessé d'exercer une profession.

 

Mon époux s'est orienté vers l'imprimerie et la reliure. Il travaillait rue du Melon, à Forest. Mon mari dessinait également, il était très artiste. Il faisait de superbes objets en cuivre repoussé. Il était d'une habileté extradordinaire. Des gens ont remarqué ses talents et l'ont orienté vers la reliure d'art. Il pouvait peindre, composer, trancher, concevoir tout le livre, travailler le cuivre, l'affiner, parfois même réaliser une housse de protection. Il faisait de magnifiques choses. Il a réalisé des couvertures en relief. Il réalisait des objets splendides, des ouvrages pour des personnalités dont le Chah d'Iran, notamment. Il a réalisé des expositions de ses oeuvres : à l'Innovation, au Centre Culturel de Uccle. Il peignait aussi beaucoup. Des paysages, des nus. J'aimais beaucoup son travail. Il savait tout faire : menuiserie, électricité. Il ne craignait rien, il était très courageux. Mon mari est mort il y a dix ans. Il est mort d'un cancer. Pour moi, ça a été terriblement dur. C'était un homme fantastique. 

 

Quelques ouvrages reliés par Georges Grégoire

 

RELIURES DE GEORGES GREGOIRE (1)

 

RELIURES DE GEORGES GREGOIRE (10)

 

RELIURES DE GEORGES GREGOIRE (11)


 RELIURES DE GEORGES GREGOIRE (13)

 Quelques tableaux de Georges Grégoire

TABLEAUX GEORGES GREGOIRE (2)

TABLEAUX GEORGES GREGOIRE (3)

TABLEAUX GEORGES GREGOIRE (6)

TABLEAUX GEORGES GREGOIRE (11)

TABLEAUX GEORGES GREGOIRE (13)



    

13:48 Écrit par animation sainte-anne dans Albertine Vandrunen | Lien permanent | Commentaires (0)

25/01/2010

Lucien Drugmand - La Campanie (10)

La Campanie (10) - Lucien Drugmand

 

 

 

Sortant de Amalfi par une route très sinueuse, nous allons gagner Ravello, village accroché à la montagne dans lequel on découvre des escaliers, des passages voûtés. Le village, dans son entièreté, s'expose comme un site inoubliable. Sur le côté de la cathédrale, on accède à la Villa Rufolo après être passé par une splendide porte ouvragée en bronze. Elle date du XIIIe s. et a été construite par une riche famille du village. Plusieurs papes y ont résidé ainsi que Richard Wagner, le compositeur allemand, en 1880. Après avoir franchi la tour gothique de l'entrée, on accède à une une cour ombragée de style mauresque. La villa surplombe des jardins somptueux et fleuris, des terrasses panoramiques d'où l'on aperçoit le golfe de Salerne.

 

 

Villa Rufolo

 

 

 

La cathédrale, fondée au XIe s., conserve une chaire couverte de mosaïques à motifs et animaux fantastiques. Dans la crypte, on trouve une tête reliquaire (de toute beauté) en argent contenant les reliques de sainte Barbara.

 

 

 

Nous redescendons de Ravello pour reprendre la route côtière et traversons les beaux villages de Minori et de Maiori. Nous passons au Cap d'Orso, composé de roches découpées, d'où l'on admire la baie de Maiori. De là, nous parvenons, après quelques kilomètres, à Salerne. Elle est bâtie sur une courbe qui longe son golfe, dans lequel on découvre l'important port ainsi qu'un centre industriel. On la découvre principalement en suivant la magnifique avenue appelée "Lungomare Trieste". Cette avenue, longue de plusieurs kilomètres, se parcourt à sens unique, semblable à une autoroute. Entre les deux voies, ce ne sont que jardins fleuris, lauriers roses, eucalyptus, tamaris, palmiers, pins parasols.

 

 

Maiori

 

Nous sommes allés visiter la cathédrale qui renferme dans sa crypte le corps de l'évangéliste saint Matthieu. Elle a un style normand. L'atrium carré de pierre polychrome et de nombreuses arcades précèdent l'édifice proprement dit. Les deux ambons, artistiquement sculptés, forment avec le chandelier pascal, un ensemble ravissant.

 

 

Paestum 

 

Nous terminons les vacances par l'un des sites uniques et très riches en architecture, on cite Paestum la grecque. C'est le plus impostant d'Italie. Paestum a été fondée par les Grecs au XIe s. avant JC. C'était un port commercial important. Par son commerce avec la mère patrie, son aura s'étendit vers le nord de l'Italie et vers le sud de la France. la ville fut envahie par les Romains en 273 avant JC. Malheureusement, à cause de la malaria, tous les habitants quittèrent la ville. C'est un site classé et protégé par l'UNESCO. Le lieu comporte trois temples fort bien conservés. Des habitations, il ne reste que des fondations construites en parements de calcaire. Pour accéder au temple, on franchit la Porte de la Justice. Le mur d'enceinte de la ville a une longueur de 5 kilomètres. Par la Voie Sacrée, on parvient à la basilique. C'était le temple de Héra (Junon). Il comporte 50 colonnes archaïques renflées et cannelées. La salle centrale était coupée en deux nefs. Malheureusement, le temps a fait son oeuvre et elle est sans toiture. Quelques mètres plus loin, nous accédons au Temple de Neptune. Ce temple est de style dorique, d'une pureté admirable. C'est l'un des temples grecs les mieux conservés de la période grecque. On peut admirer quelques métopes sculptées. Il reste impressionnant de le parcourir aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur en raison de ses dimensions étonnantes. 

 

Nous continuons notre parcours et aboutissons devant le temple de Cérès. Il a été élevé en l'honneur d'Athéna et est entouré de 34 colonnes. Il n'a gardé qu'une partie de ses frontons. Nous sommes restés subjugués par ce site archéologique grec, l'un des plus importants d'Italie. Nous en avons gardé un souvenir ineffable. C'est de là que le temps du retour a sonné. Nous sommes rentrés par la route côtière en nous arrêtant en plusieurs endroits d'où l'on a redécouvert la côte amalfitaine sous d'autres angles.

 

 

Capri

 

CAPRI  

 

Après "l'expédition" vers Paestum, nous avons abandonné la voiture pour effectuer une mini-croisière dans le golfe de Naples. A Sorrente, nous avons pris un motoscafi pour aborder à Marina Grande sur l'île d'Ischia. Le petit port ne présentant pas un intérêt majeur, nous avons pris le téléférique qui mène en quelques minutes au centre nerveux de l'île, c'est-à-dire la Piazza Umberto. Au cours du trajet en motoscafi, nous avons eu un panorama unique à 360°. La Piazza Umberto est l'endroit où se rassemblent les touristes pour prendre l'apéritif. Elle est entourée de commerces de souvenirs mais également d'une jolie église en crépi blanc. De là, nous nous sommes dirigés vers la Certosa di San Giacomo (Chartreuse de Saint-Jacques). Le monastère est en ruine mais on peut y voir quelques statues romaines. On se promène aussi dans les jardins d'Auguste qui procurent des vues magnifiques sur les Faraglioni (des pics rocheux blancs émergeant du bleu de la mer). Après le dîner pris sur une terrasse donnant sur les Faraglioni, nous nous sommes rendus à la Villa Jovis (45 minutes à pied, en côte, nous étions épuisés). C'est l'ancienne résidence de l'empereur Tibère. Une loggia donne sur la mer et, sur l'esplanade, on a édifié une église d'où l'on découvre l'île entière. On devine, de l'arrière de l'église, le "saut de Tibère" où l'empereur, dit-on, précipitait ses victimes. Au retour, nous sommes montés dans un car à la Piazza Umberto pour nous rendre à Anacapri. Dans le car, on est tous époustouflés par les panoramas. Pins parasols, villas en crépi blanc piquetées dans le maquis ainsi que des massifs de fleurs multicolores. Superbe ! Le climat très doux permet à la végétation d'être exubérante. Nous débarquons du car près de la Villa San Michele. Elle a été construite par l'écrivain suédois Axel Munthe. C'est là qu'il a écrit son fameux "Livre de San Michele". De là, nous sommes montés par téléférique au Monte Solaro (600 mètres) d'où l'on découvre une vue sur Capri, Marina Grande, le Mont Tibère et les Faraglioni.

 

Descendus au centre d'Anacapri, nous avons déambulé dans les charmantes ruelles. Puis le car nous a ramenés à la Piazza Umberto à Capri. Nous sommes descendus alors vers Marina Grande afin de poursuivre l'excursion en bateau. C'est ainsi que nous avons traversé la baie de Naples en admirant toute la côte de Sorrente à Isola d'Ischia (l'île d'Ischia). Nous avons donc pu revoir le Vésuve, la rade de Naples. Nous avons croisé une frégate de la marine américaine basée à Salerne. Elle surveillait cette partie de la mer tyrrhénienne.

 

 

Isola d'Ischia

 

 

Le Fungho

 

C'est ainsi que nous sommes arrivés au nord d'Isola d'Ischia, à Ischia Porta. Cette île a la particularité de présenter un îlot rocheux sur lequel se dressent le Castello d'Ischia et quelques églises. Nous étions à peine sur le sol qu'un Italien nous aborde et nous propose de faire le tour de l'île en vespa. Cette vespa avait la particularité d'avoir deux roues à l'arrière, permettant aux quatre passagers de prendre place sur une banquette protégée du soleil. Nous avons accepté. C'est autour du point culminant, le Mont Epoméo (800 mètres), que l'on découvre un splendide point de vue. Le conducteur nous a donc promenés de village en village. Je voudrais mentionner un endroit. Il s'agit d'un énorme champignon de tuf haut d'une quinzaine de mètres et qui émerge de la mer. "Un écueil à forme bizarre, fort connu comme Le Champignon avertit le visiteur qu'il arrive à Lacco Ameno". Cet écueil est baptisé Fungho. La plupart des maisonnettes appartiennent aux pêcheurs et ont été construites en pierres recouvertes d'un crépi blanc. On y accède par un escalier extérieur, c'est typique des constructions de cette région. Plusieurs maisons sont surmontées d'une coupole et les murs extérieurs tapissés de treille. Nous avons appris que l'île date de l'ère tertiaire et qu'elle a surgi lors d'une éruption volcanique. Nous sommes passés par Serrera Fontana et Barano.  

 

  

 

Le Mont Epoméo 

 

La vespa nous ramène au porto (après les deux passées autour de "l'île verte") où nous embarquons vers Capri et Sorrente. Après un jour ou deux de farniente, nous reprenons la voiture cette fois pour le retour vers la mère patrie. Nous revoyons Naples et son golfe inoubliable et, par l'autoroute du soleil, contournons Rome, traversons Florence et reprenons l'autoroute des Rivieras du Levant et du Ponant. Nous nous sommes arrêtés après la frontière italo-française pour aller saluer à Monte-Carlo mon parrain qui y séjournait. Enfin, nous avons pris l'autoroute du soleil vers Lyon et puis, direction le Luxembourg et Anseremme. (Vacances familiales du 13 juillet au 3 août 1967). 

 

 

11:07 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

19/01/2010

Décès de Marie-Luce Drugmand

Décès de Marie-Luce Drugmand

Nos amis Lucien et Gisèle sont en deuil

Nous apprenons dans la consternation le décès de Marie-Luce Drugmand, fille de nos amis Lucien Drugmand et Gisèle Guillet. Marie-Luce Drugmand, née le 13 octobre 1952, est morte ce lundi 25 janvier. Quelques-uns des récits de son enfance, rédigés  par son père Lucien, nous ont rendu Marie-Luce proche et comme complice. La tragique nouvelle de sa disparition nous bouleverse dans l'amitié que nous portons à Lucien Drugmand. Nous lui exprimons ainsi qu'à tous les membres de sa famille des marques de sympathie, d'émotion et de solidarité. Effarés par cette épreuve, nous nous tenons de tout coeur à leurs côtés dans l'espoir qu'ils nous feront l'amitié de compter sur nous et de solliciter notre soutien.

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Dans le temps lointain des premiers voyages, Lucien et Gisèle, et leurs deux enfants, Marie-Luce et Marc.

Copie de diamdrugmand

A l'occasion de la célébration des noces de diamant de ses parents, Marie-Luce est souriante, portant la main vers sa mère. 

16:45 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

18/01/2010

La Campanie (9)

Les voyages de Lucien Drugmand (La Campanie - 9)

Après une journée de farniente, nous mettons le cap au sud. Nous remontons de Sorrente par la côte sinueuse qui conduit à Sant' Agata sui Due Golfi, bâtie sur une crête entre le golfe de Naples et de Salerne. De Sant'Agata on bénéficie de vues magnifiques sur le golfe de Naples et la côte amalfitaine. Nous redescendons par une route extrêmement rapide vers Positano. La route de la côte amalfitaine est l'une des plus belles routes d'Europe. Très sinueuse, en corniche entre mer et les Appenins.

   

Positano

Tout à coup, après avoir contourné un immense rocher, nous découvrons Positano, ancien village de marins devenu une station très fréquentée de la côte. Les petites maisons cubiques et blanches, d'allure mauresque, se perdent au creux de verdoyants jardins qui descendent en terrasse vers la mer. A cause de ses coupoles bizarres qui rappellent le style arano-méditerranéen et de ses splendides décors naturels d'un caractère primitif et sauvage, Position présente l'aspect d'un merveilleux paysage de crèche. Nous poursuivons vers le Vallone di Furore. "Entre deux tunnels, cette gorge est la plus impressionnante coupure de la côte par la sombre profondeur de ses parois rocheuses resserrées et escarpées, par le mugissement d'une mer sauvage qui, les jours de trop temps, déferle avec force". Du pont artificiel construit entre les deux parois, on aperçoit la mini-plage de Positano. La plage est saturée de monde. On peut voir aussi des tours sarrasines perchées sur des pitons. Mais à cet aspect revêche s'oppose un petit village de pêcheurs et la luxuriance d'une végétation composée d'orangers, de citronniers, d'amandiers, de vignes et d'oliviers. On y trouve aussi toutes les fleurs de la Méditerranée.

Sant'Agata

Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à la Grotta dello Smeraldo (la grotte d'Emeraude). Cette grotte marine, située au fond d'une crique rocheuse battue par la mer, se visite en bateau. "L'eau, d'une transparence exceptionnelle, est éclairée indirectement par réflection des rayons qui lui donne une admirable couleur émeraude". On est l'impressionné par le mugissement des eaux de la mer contre les parois. Cette nuance émeraude des superbe.

 

Grotta dello Smeraldo

Après avoir franchi plusieurs tunnels, nous arrivons à Amalfi. La ville a donné son nom à la superbe côte et ressemble bien, par son aspect général, à une petite ville espagnole. Les maisons, juchées sur les pentes du vallon qui fait face à la mer, composent un site merveilleux.C'est une des plus anciennes villes d'Italie, fondée à la fin du IXe s. Elle était sous l'autorité du doge de Venise. La navigation en Méditerranée était règlée par les tables amalfitaines (le plus ancien code maritime du monde). Son commerce était principalement orienté vers les ports de l'Orient. Il existait un arsenal où étaient construites des galères de plus d'une centaine de rameurs. Ces dernières ont participé au transport des croisés. 

La cathédrale Saint-André, du IXe s., témoigne de la splendeur orientale. Elle abrite les reliques de saint André. Du port, on franchit une distance d'une centaine de mètres et on parvient sur une place. A gauche, le lieu regorge de terrasses ombragées et, à droite, après avoir monté la cinquantaine de marches de marbre, on accède à une galerie couverte où l'on observe des sarcophages romains.

A gauche de l'entrée se trouve le campanile dont certaines parties sont recouvertes de pierres polychromes. Par l'atrium, on a accès au cloître du Paradis (XIIe s.) : il y a toute une végétation : des fleurs, des papyrus. Les colonnades de style roman se marient à des éléments architecturaux arabes.

Flavio Gioia

Redescendus de la cathédrale, nous prenons la direction de la Piazza Flavio Gioia, du nom de celui qui a perfectionné la boussole.   

10:55 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

14/01/2010

La Campanie (8)

Lucien Drugmand - La Campanie (8)

Nous poursuivons la route côtière pour arriver aux Thermes de Néron (Stufe di Nerone). Ce sont les plus grandioses installations thermales de l'empire qui procurent les hautes vertus de ces sources et de ces bains chauds. C'est un lieu de villégiature, l'un des plus en vogue de l'Antiquité. Quelques kilomètres plus loin, en faisant l'ascension d'une pente prononcée, nous arrivons sur une terrasse aménagée d'où l'on embrasse toute la côte du golfe de Pozzuoli. La vue est impressionnante par sa découpe et ses sites facilement repérables.

Nous atteignons ensuite la piscine Mirabile. C'est le plus superbe monument romain de la région. C'est une gigantesque citerne destinée à approvisionner en eau potable la flotte romaine. Avec sa riche série de vaisseaux et le jeu suggestif des piliers et des arcs, la piscine évoque une basilique souterraine. Formidable. On a l'impression qu'on est au milieu d'un lac souterrain.

Piscina Mirabile

Il est bon de se souvenir que Pline l'Ancien, immense écrivain et naturaliste romain , à bord d'une embarcation, décrivait l'éruption du Vésuve sous une pluie de cendres. Malheureusement, son embarcation a sombré et il a succombé. Heureusement, Pline le Jeune, qui effectuait le même "reportage", nous a legué ce document qui se trouve au musée national de Naples.

 

Pline l'Ancien

Par la suite, quittant la voiture, nous avons parcouru la distance qui nous conduisait au Capo Miseno qui ferme le golfe de Pozzuoli.

Ensuite, nous avons pris la route vers les ruines de la cité de Cuma (cité grecque du XIIIe s. avant JC). Cette cité de la région phlégréenne a marqué toute la contrée de son empreinte hellénique. Sur les ruines de la colonie grecque de Cuma a survécu la croyance populaire de l'Antre de la Sybille (Antro della Sibilla). L'Antre présente un long couloir trapézoïdal recevant la lumière par des ouvertures latérales. Le plafond a la forme d'une voûte. Par des ouvertures située dans le plafond, la Sybille prophétisait. Les prêtres du temple de Zeus étaient à l'écoute et transmettait les oracles au peuple. 

Antre de la Sybille, Cuma

Ce sont les Romains qui  soumirent la cité en 334 et depuis lors, elle ne cessa de décliner.Parmi les ruines, on peut citer le temple d'Apollon et le temple de Zeus.

Nous quittons Cuma en passant par l'Arco Felice. Cet arc, élevé au-dessus de l'antique Via Domitiana, vestige de l'ancienne chaussée romaine, constitue l'accès de notre retour vers Sorrente.  

 

11:05 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)