08/01/2010

Lucien Drugmand en Campanie (4)

Les Voyages de Lucien Drugmand

 

La Campanie (4)

 

On débouche sur le forum qui est le centre de la vie publique. La plupart des grands édifices publics entouraient la place qui était dallée d'immenses plaques de pierre. Un portique surmonté d'une terrasse l'entourait sur trois côtés. Au fond du forum, on parcourt le temple de Jupiter, encadré de deux arcs de triomphe recouverts de marbre. Nous nous dirigeons vers la Villa des Vettii, elle appartenait aux frères Vettius qui étaient de riches marchands. Elle surpasse en somptuosité toutes autres villas. L'atrium, dont le toit a été rétabli, donne directement sur le péristyle entourant de délicieux jardins (statuettes, vasques, jets d'eau). Les fresques représentant des scènes mythologiques et des frises d'amour occupés aux tâches domestiques sont parmi les plus belles de l'Antiquité.

Villa des Vettii

Nous parvenons à la Maison du Faune. C'est une demeure d'un faste exceptionnel. De porportions grandioses, elle occupait l'espace de tout un îlot de maisons et comportait deux atriums, deux péristyles et des salles-à-manger pour toutes les saisons. Les pièces renfermaient des mosaïques admirables qui couvraient le sol entre les deux péristyles. Poursuivant notre visite, nous parvenons aux Thermes Stabiens. Il s'agit des bains les plus complets de Pompéï. On y visite une section pour les femmes et une section pour les hommes. Au fond de ces bains, on voit le vestiaire avec cages à vêtements. A côté se trouvait le tepidarium tiède et la caldarium chaud. L'installation du chauffage central sépare le bain des femmes du bain des hommes. Sachez que toutes les villas de Pompéï étaient chauffées : des esclaves alimentaient un feu de bois qui chauffaient l'eau dans d'immenses chaudrons. Ceux-ci étaient basculés dans des conduites de terre cuite placées sous les pavements des villas. 

Maison du Faune

Nous avons parcouru assez rapidement la Caserne des gladiateurs, l'Odéon, l'Amphithéâtre. La chaleur étant suffocante et les zones d'ombre très rares, nous avons quitté Pompéï émerveillés par les splendeurs architecturales et le raffinement de la vie domestique qui y règnait. Nous avons repris la voiture et sommes allés accomplir le tour de la presqu'île de Sorrente en marquant un temps d'arrêt à Castellammare di Stabia. Nous y visitons le Musée des fresques. Nous montons au téléférique du Monte Faito (1.100 mètres). Il y fait bien frais et nous prenons le temps d'admirer toute la baie de Naples, le Vésuve, Pompéï et, au loin, l'île de Capri. La presqu'île de Sorrente est peu connue des touristes qui se contentent des cités balnéaires de la baie. La promenade procure des vues magnifiques sur les collines verdoyantes. La presqu'île est couverte d'oliviers, d'orangers, de citronniers auxquels se mêle la vigne. Au retour, sur la route située à une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, des commerçants ont installés de petits restaurants qui servent leurs spécialités sur des terrasses en bordure des falaises. Nous y dégustons différentes sortes de pâtes arrosées d'un vin local. Et comme on est en fin de journée, nous jouissons de la vue de la baie de Naples au soleil couchant. Coup d'oeil superbe. 

Presqu'île de Sorrente

   

10:48 Écrit par animation sainte-anne dans Lucien Drugmand | Lien permanent | Commentaires (0)

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