27/02/2008

Anniversaires février 2008

Bernard Barucj
 

Je ne serai jamais vieux. Pour moi, être âgé, c'est avoir quinze ans de plus que moi. (Bernard Baruch)

Coco_Chanel

Personne n'est jeune après quarante ans, mais on peut être irrésistible à tout âge. (Coco Chanel)

alphonse allais

Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps. (Alphonse Allais)

bob hope

Vous commencez à vous rendre compte que vous vieillissez quand les bougies coûtent plus cher que le gâteau. (Bob Hope)

ANNIVERSAIRES FEVRIER 2008

Dates des anniversaires de février : Christine CHENU (04/02/25, 83 ans) - Edgard CRUCIFIX (10:02/29, 79 ans) - Marguerite MORET (12/02/30, 78 ans) - Santa CUCCHIARO (14/02/18, 90 ans) - Alfred MEERHAGE (14/02/21, 87 ans) - Marie-Louise VANDERSCHUEREN ( 14/02/27, 81 ans) - Victor LAHAYE (34/02/20, 88 ans) - Marie-Louise DETAL (25/02/32, 76 ans) - Francine DEVILLE-PERREE (26/02/26, 82 ANS) - Marie-Louise BARE (27/02/1915, 93 ans)

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Santa (dite Tina) affectueusement fleurie à l'occasion de ses nonante ans

 

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Ah !, me dit Alfred, c'est pas tous les jours qu'un homme m'offre des fleurs !

 

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Et, cerise sur le gâteau d'anniversaire, un chaleureux bécot ! (L'ironie n'est souvent qu'une pudeur de la tendresse. Etienne Rey)

 

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Le Dominique nourricier, attentionné et chaleureux

 

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La photogénique Angélique (dans le rôle de la Porteuse de pains) immortalisée par Dominique le génie photographique

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Un flou hamiltonien signé Dominique Chaltin.


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Aline, Germaine, Andréa (de dos), Christiane (de Paris)
 

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Francine qui, sans justification logique, est surnommée Mimie.

 

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Marguerite, (à l'arrière-plan Yvonne et Mme Maquet), Marie-Louise et sa fille.

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Xavier (le dandysme et l'élégance au quotidien, l'illusion de la quotidienneté poivrée d'un nuage de grâce)

 

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Vue d'ensemble de la cérémonie des anniversaires 

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Autre vue d'ensemble (c'est-à-dire que voilà un petit ensemble de vue d'ensemble)

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Un remake (viril) de La Laitière et le Pot au lait ( Gaby, Yvonne et Mme Maquet font ici une remarquable figuration. Xavier est une très convaincante Perrette)

Perrette, sur sa tête ayant un pot de lait
           Bien posé sur un coussinet,
Prétendait arriver sans encombre à la ville.
Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,
Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,
            Cotillon simple et souliers plats.

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La Fanfare du Village: Juliette (trompette), Germaine (hélicon), Christiane (bombarde), Raymonde (galoubet), Elvire (soubassophone)
 

 

 

10:54 Écrit par animation sainte-anne dans Anniversaires | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2008

Interview Marie-Thérèse Desreumaux

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Marie-Thérèse Desreumaux

Tourcoing

La Grand-Place de Tourcoing au début du XXe siècle


 

Je suis née en 1920 à Tourcoing, en France, une ville du Nord. Papa était tisserand, il faisait les chaînes pour les tisserands, en assemblant des bobines de laine dans un peigne. Le tout glissait ensuite sur un tambour. Il travaillait à l'usine. Maman était à la maison, elle élevait les enfants, nous étions quatre enfants, j'avais une soeur, Céline, et deux frères, Jules et André. J'étais la plus jeune de la famille, j'ai débarqyué quand tout le monde était là. Le prénom de papa, c'était Paul, celui de maman, Stéphanie. Papa a été tisserand tout sa vie. C'était un homme plein de courage.

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J'ai été à l'école à Tourcoing, jusqu'à l'âge de 12 ans. Ensuite, j'ai suivi une formation de couturière. A l'âge de 16 ans, j'ai commencé à travailler à l'usine où j'étais moulineuse. Je préparais les chaînes pour les tisserands.

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Phanie, la maman de Marie-Thérèse

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Paul, son père

J'ai rencontré mon fiancé à  l'usine, il s'appelait André. Il était français aussi. Il m'a ensuite emmené en Belgique parce qu'il voulait changer et retrouver du travail. Dans le nord, tout était épuisé, il n'y avait plus rien, c'était la pauvreté. Nous sommes venus à Dinant, et mon mari a travaillé à Leffe. De mon côté, je travaillais à la Filature des Ardennes de Bouvignes. André et moi avons eu deux enfants, Alain et Joëlle.

A présent, je ne vois plus personne dans le Nord. J'ai peut-être encore des cousins, je ne sais pas trop, je les ai perdus de vue. Je me suis bien habituée en Belgique, je m'y suis plue.

J'ai donc travaillé à Bouvignes sur le peignage, j'ai également travaillé au télésiège de Dinant et j'effectuais des travaux de nettoyage pour la directrice de l'Ecole moyenne. Je faisais tout cela en même temps pour élever mes enfants. Aujourd'hui, dites, le temps a passé, je suis arrière-grand-mère d'une petite Clara. Je peux vous le dire, je suis fière de ma famille, mais aussi, je suis fière de ma vie.

Vous vous souvenez d'une chanson de votre enfance ?

Evidemment que je me souviens. Je peux vous chanter le p'tit Quinquin. C'est la chanson qu'on chante le plus dans le Nord. Dors min ptit quinquin min ptit pouchin, mon gros rojin (Dors mon petit enfant, mon petit poussin, mon gros raisin), tu m'fras du chagrin si tu n'dors pas jusqu'à d'main.

Dors, Min p'tit quinquin,
Min p'tit pouchin, Min gros rojin
Te m'fras du chagrin
Si te n'dors point ch'qu'à d'main"

Ainsi, l'aut' jour eun' pauv' dintellière,
In amiclotant sin p'tit garchon
Qui d'puis tros quarts d'heure, n'faijot qu'braire?
Tâchot d'linformir par eun' canchon
Ell' li dijot : Min Narcisse,
D'main, t'aras du pain n'épice
Du chuc à gogo
Si t'es sache et qu'te fais dodo !

Mon fils Alain m'a fait un album, j'y vais souvent comme en visite, je suis heureuse de revoir les visages de Papa et Maman. Aussi, ça me fait pleurer, mais c'est bon de les voir. Ah s'ils revenaient maintenant et me voir comme je suis devenue ! Ils diraient : "Pauvre petite". Quand je me suis mariée, Papa a dit : "C'est mon petit serin qui s'en va". Je l'entends souvent cette phrase. Je chantais tout le temps, je n'ai jamais été morose.J'aimais tellement mon Papa, c'était un petit homme, quelqu'un d'affectueux et de chaleureux. Le samedi, il faisait la tournée des veuves de la famille, il leur apportait des légumes de son jardin pour les aider un peu. Maman, c'était un ange. Mes parents partageaient avec les démunis, Maman avait peu d'argent, mais elle parvenait encore à partager le peu qu'elle avait. C'était une famille, une belle.

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Voilà toute ma famille, Papa, Maman, mes deux frères Jules et André, ma soeur Céline et moi, la cadette.

   

12:56 Écrit par animation sainte-anne dans Interview Marie-Thérèse Desreumaux | Lien permanent | Commentaires (0)